Euro 2016: À 500 jours de l'événement, Lille n'est pas encore entré dans la fête

FOOTBALL La métropole lilloise ne sait pas encore comment elle va accueillir les supporters venus de l'Europe entière...

Francois Launay

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La pelouse du stade Pierre-Mauroy à Lille.
La pelouse du stade Pierre-Mauroy à Lille. — M.Libert/20 Minutes

J-500 avant l'Euro 2016. Un an et demi avant d'accueillir six matchs du championnat d'Europe des nations (dont un huitième et un quart de finale), la métropole lilloise se prépare lentement. Il faut dire qu'il reste encore du temps avant de définir les modalités d'accueil des supporters venus de l'Europe entière. Surtout, il y a d'abord d'autres chats à fouetter.

La métropole se concentre d'abord sur l'Euro de basket

Avant l'Euro de foot en juin 2016, la métropole se concentre d'abord sur l'organisation du championnat d'Europe de basket dont la phase finale se déroulera du 12 au 20 septembre prochain au stade Pierre-Mauroy. L'enceinte villeneuvoise est d'ailleurs l'un des points forts. Contrairement à d'autres villes où les stades sont encore en construction ou rénovation (Lens, Bordeaux, Lyon, Toulouse...), Lille va pouvoir compter sur un stade qui a déjà fait ses preuves en matière d'organisation de grands événements comme en témoigne la finale de la coupe Davis jouée en novembre 2014.

L'accueil des supporters étrangers 

La principale interrogation des décideurs locaux se concentre surtout sur l'accueil des supporters étrangers. «Le vrai sujet est de savoir quels moyens on y met vraiment. Tout va dépendre du tirage au sort (prévu le 12 décembre 2015) et des matchs qui auront lieu à Lille. Si on doit accueillir nos voisins belges, néerlandais ou allemands, il y aura énormément de monde. Ce ne sera pas la même chose avec des supporters norvégiens par exemple. Rien n'est encore décidé mais les choses devraient évoluer d'ici le mois de juin», assure Dany Wattebled, vice-président chargé des sports à la Métropole de Lille (MEL). 

La Fan Zone ne verra peut-être pas le jour à Lille

Au centre des débats figure l'installation ou non d'une Fan Zone. Ces espaces, chers à l'UEFA, servent de lieu de ralliement pour les supporters dans chaque ville organisatrice. Ecrans géants, animations, concerts, stands de boissons et de nourriture fournis par les sponsors de l'UEFA, tout est réuni pour que les fans suivent de près la compétition. Sauf que toutes les recettes vont dans les caisses de l'instance européenne. 

Du coup, la métropole lilloise réfléchit à une alternative. «Déjà, il faut savoir que mettre en place une Fan Zone dans une ville ne fait pas partie du cahier des charges. Ce n'est pas une obligation. Rien n'est encore arrêté. On a plusieurs pistes. Le Champ de Mars, la Place François Mitterrand, la Porte d'Arras ou encore la Gare Saint-Sauveur peuvent servir de lieu de rassemblement. Il faut qu'on en discute avec la mairie de Lille, celle de Villeneuve d'Ascq et la métropole», poursuit Dany Wattebled. 

Des retombées économiques «énormes» attendues

Seule certitude pour l'instant: la métropole lilloise s'attend à des retombées économiques et touristiques «énormes» avec l'Euro 2016. Soit au minimum plusieurs centaines de milliers d'euros. Pour le reste, il faudra encore attendre quelques mois avant d'en savoir plus.