Roubaix: Un jeu pour sensibiliser les enfants contre les incivilités

INITIATIVE Dans les quartiers Nord de Roubaix, la mairie mise sur le ludique pour faire passer son message sur l'importance du cadre de vie...

Mikael Libert

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Des petits roubaisiens jouent à «J'aime mon quartier».
Des petits roubaisiens jouent à «J'aime mon quartier». — A.Loubry/Ville de Roubaix

Avec les enfants, un message passe toujours mieux en jouant. C'est le postulat pris par la mairie «Quartier Nord», à Roubaix, pour éveiller les plus jeunes à l'importance de garder en bon état leur cadre de vie. Ainsi, le comité de quartier ECHO et le centre social du même nom ont lancé, le jeu participatif «J'aime mon quartier».

«L'enfant est un vecteur»

«Il n'y a pas plus d'incivilités dans les quartiers Nord que dans les autres, souligne Madame Baranowski de la mairie de quartier. Mais le cadre de vie est une thématique qui nous tient particulièrement à cœur ici». L'idée était de s'adresser aux bambins afin, notamment, qu'ils servent de vecteur auprès de leurs familles. D'ailleurs, des enfants du centre social ont même participé à la création du jeu.

«J'aime mon quartier» est un jeu de type «plateau», avec des pions à avancer et des cartes thématiques. Le but? Identifier les dégradations et les incivilités qui nuisent au cadre de vie et, surtout, savoir ce qu'on a le droit de faire ou pas. Les premiers à avoir pu le tester sont les écoliers de primaire et maternelle de l'école Léon Marlot. «Ils étaient très curieux lors de la découverte, raconte Djamila, animatrice. Il y a beaucoup de couleurs, ça les a attirés tout de suite».

Susciter l'intérêt

Car, pour accrocher l'attention des petits roubaisiens sur ces thématiques, il faut déployer des trésors d'ingéniosité. «A huit ans, on est indifférent à un dépôt d'ordures sauvage. Mais quand c'est dans une aire de jeu, c'est autre chose», s'amuse Madame Baranowski. En relief, le jeu reproduit fidèlement des lieux emblématiques du quartier, comme la mairie ou l'école: «Les enfants se sentent impliqués car ils reconnaissent l'endroit», glisse Djamila.

«Les gamins voyaient leur quartier sans faire attention aux dégradations, constate Djamila. Grâce au jeu, ils se rendent compte que ce n'est pas normal. Ils nous donnent même des idées pour améliorer les choses». Pour l'instant, «J'aime mon quartier» est une pièce unique, mais il n'est pas exclu d'en fabriquer un autre. «Peut-être qu'il pourra être adapté dans les autres quartiers», avance, enthousiaste, Madame Baranowski.