Lille: Portiques, police, amendes, les pistes pour sécuriser le métro

TRANSPORTS Le directeur général de Transpole et le vice-président en charge des Transports de Lille Métropole ont supervisé, ce jeudi midi, une nouvelle opération de lutte contre la fraude...

Olivier Aballain

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La station Lille-Flandres sur le réseau de métro Transpole.
La station Lille-Flandres sur le réseau de métro Transpole. — M.Libert/20 Minutes

Tour de vis à prévoir dans le métro. Gilles Fargier, le patron de Transpole, et Gérald Darmanin, le vice-président aux Transports de la métropole lilloise (MEL, nouveau nom de LMCU), ont supervisé ensemble ce jeudi midi une nouvelle opération contre la fraude. L'occasion d'évoquer les pistes à l'étude pour faire baisser le taux de fraude (17,3%) et le sentiment d'insécurité dans le réseau lillois. «Les deux vont ensemble, explique d'ailleurs Gilles Fargier, car la fraude entretient une atmosphère d'insécurité auprès des autres voyageurs.» Certaines pistes sont déjà très concrètes.

>>Des portiques d'accès. Selon Gilles Fargier, l'installation de portiques «ferait baisser mécaniquement le taux de fraude».  A Lyon, qui s'est équipé en 2006, il a été divisé par deux pour atteindre 7%. «Le retour sur investissement est évident», estime Gérald Darmanin. Une étude sera commandée en février. Gérald Darmanin privilégie pour l'instant une mise en place d'accès fermés dans 6 à 8 stations phares «dans un premier temps» (d'ici 2017). «Cela coûterait moins de 10 millions d'euros et permettrait de tester le dispositif».

>>Des policiers en renfort. «Jusqu'ici tous les moyens de prévention de la fraude étaient affectés aux 430 agents de médiation», note Gérald Darmanin. Le député-maire (UMP) de Tourcoing aimerait élargir ces moyens en généralisant ce qu'il fait dans sa ville, où 7 policiers municipaux sont affectés à la surveillance du métro en soirée. «Cela peut prendre la forme d'une police intercommunale ou d'une police des transports, mais il faut du monde pour intervenir sur place».

>>Des contrôles plus fréquents. Actuellement seuls 4% des voyages font l'objet d'un contrôle. «C'est le taux le plus bas de tous les grands réseaux français» regrette Gérald Darmanin. Gilles Fargier rêve d'opérations de contrôle conjointes Transpole-police «trois fois par jour et non trois fois par semaine, comme actuellement». «Lorsque nos agents sont accompagnés, cela tranquillise à la fois les usagers et les contrôleurs.» Objectif: redescendre le taux de fraude aux alentours de 10%.