Nord: 200 millions d'euros pour le canal Seine-Nord

TRANSPORTS Le Département du Nord acte le démarrage du projet de canal reliant le Nord au bassin parisien, en votant 200 millions d'euros de crédits ce lundi...

Olivier Aballain
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Le tracé du canal Seine-Nord Europe
Le tracé du canal Seine-Nord Europe — 20 Minutes

Cette fois, c'est parti. Le Conseil général du Nord a voté ce lundi à l'unanimité les premiers crédits concrètement affectés à la réalisation du canal Seine-Nord-europe. Avec les conseils régionaux d'Île-de-France (210 millions) et du Nord-Pas-de-Calais (220 millions), l'assemblée départementale nordiste fait partie des collectivités territoriales qui contribueront le plus au financement de l'équipement, à hauteur de 200 millions d'euros. «Après le Tunnel sous la Manche, ce sera notre infrastructure historique», justifie Didier Manier, le président (PS) du Conseil général.

Contribution doublée pour le Nord

L'opposition de droite salue elle aussi les avancées obtenues «après des années d'atermoiements». La France attend encore pour juillet un financement européen de 1,8 milliards d'euros sur le dossier. Mais Guy Bricout, élu Divers Droite, note surtout pour l'instant l'effort considérable du Département, dont la contribution était encore estimée à 100 millions d'euros en septembre. 

«Les efforts de chaque collectivité ont été évalués en fonction des retombées potentielles sur chaque territoire», assure Didier Manier. Les autres départements participent dans une moindre mesure: 130 millions d'euros pour le Pas-de-Calais, 98 pour l'Oise et 70 pour la Somme.

50.000 emplois en 2050

D'après un premier chiffrage, de 10.000 à 12.000 emplois directs et indirects seraient induits par la seule construction de l'équipement, dont le démarrage est envisagé pour 2016. Et on parle de 50.000 emplois créés d'ici 2050 grâce à l'activité induite par le canal, qui rend le bassin parisien accessible depuis les grands ports de la mer du Nord. De quoi justifier un investissement réalisé grâce à un emprunt sur soixante ans, dont les traites devraient atteindre 4 millions d'euros par an.