Miss France: quelle ville du Nord-Pas-de-Calais pour l'élection en 2015?

TÉLÉVISION Trois communes de la région peuvent prétendre a accueillir Miss France 2016...

Mikael Libert

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La ville de Dunkerque, dans le Nord, avait accueilli Miss France en 2008 au Kursaal.
La ville de Dunkerque, dans le Nord, avait accueilli Miss France en 2008 au Kursaal. — M.Libert / 20 Minutes

Où pourrait se tenir l'élection de Miss France 2016, si l'émission se déroulait dans le Nord? Une toute jeune «tradition» (2010) veut que la région dont est issue miss France accueille l'élection suivante. Camille Cerf est née à Calais, a grandi à Coulogne, fait ses études à Lille et a été élue Miss valenciennois. Le choix est large, mais certains critères de production rendent la chose plus envisageable pour certaines communes que pour d'autres.

Lille a des atouts

A la mairie de Lille, on assure que «la question va être abordée», mais qu'il n'y a «rien de défini pour l'instant». L'adjointe à la culture, Marion Gautier, n'était même pas au courant que la Miss 2015 était de la région. Pourtant, Lille possède tous les atouts pour candidater. «Nous avons un Zénith de 5.000 places en capacité d'accueillir un tel événement», déclare Jacques Richir, président de Lille Grand Palais. Pour Dominique Vilain-Allard, président du comité Miss France régional, «la première chose que l'on demande c'est en effet la capacité de la salle. Orléans proposait 8.000 places, poursuit-il, c'est une bonne jauge».

Calais en outsider

Coulogne ne peut pas s'aligner. Valenciennes ne dispose que des 2.000 places du Phénix. A Calais, la mairie suggère le Calypso et sa jauge à 6.000 places. «Mais le cahier des charges nous semble inabordable», glisse-t-on au service des relations publiques. «Il faut aussi une grosse capacité hôtelière, explique Dominique Vilain-Allard, pour loger les 400 techniciens, les délégations et les miss».

Le coût de l'opération n'est pas négligeable, aux alentours de 400.000 euros. «Mais les retombées économiques sont en conséquence», rétorque le président du comité du Nord. Pour Jacques Richir, c'est moins évident: «Il n'est pas acquis que la collectivité soit prête à mettre une somme aussi importante». A Calais, Valenciennes et Lille, les discussions sont donc ouvertes mais personne ne s'est encore positionné. Du moins pas officiellement.