Hervé Ghesquière: Peine confirmée dans son procès en diffamation

JUSTICE Le journaliste avait qualifié de «lâche» un officier de presse de l'armée à Kaboul...

M.L. avec AFP

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Le journaliste de France 3 et ex-otage, Hervé Ghesquière.
Le journaliste de France 3 et ex-otage, Hervé Ghesquière. — M.Libert / 20 Minutes

Coupable. La Cour d'appel de Douai (Nord) a confirmé, lundi, les peines prononcées en première instance lors du procès en diffamation du journaliste Hervé Ghesquière. L'ex-otage en Afghanistan avait qualifié de «lâche» le lieutenant-colonel Jackie Fouquereau, ancien responsable presse de l'armée à Kaboul, dans un entretien accordé aux Echos du Touquet, hebdomadaire du groupe La Voix du Nord. L'interview avait été reprise ensuite dans d'autres titres.

2.000 euros avec sursis

Le 5 septembre 2013, le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer avait condamné le journaliste à une amende de 2.000 euros avec sursis pour diffamation envers l'ancien responsable presse. Le tribunal avait également condamné le directeur de publication des Echos du Touquet à une amende de 4.000 euros ferme. Ce sont ces peines qui ont donc été confirmées par la cour d'appel.

Lors de l'audience, le 10 novembre, l'avocat d'Hervé Ghesquière avait expliqué que le militaire était à l'origine de la polémique sur l'imprudence de son client et de son confrère Stéphane Taponier, tous deux kidnappés par des talibans.

Dans son livre paru mi-septembre 2012, Hervé Ghesquière met en cause l'armée française, surtout son responsable presse en Afghanistan, coupable, selon lui, d'avoir «intoxiqué» l'Élysée et le gouvernement en leur affirmant que les journalistes cherchaient «à tout prix à rencontrer des talibans», ce qui avait causé leur perte.