Rapprocher Calais des emplois londoniens

TRANSPORTS Faire profiter les Calaisiens du dynamisme londonien. C'est la volonté d'Opale Link, située à Tardinghem...

Fanny Bertrand

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Faire profiter les Calaisiens du dynamisme londonien. C'est la volonté d'Opale Link, située à Tardinghem. Depuis un an, l'association tente de convaincre les décideurs régionaux de mettre en place six liaisons ferroviaires quotidiennes régulières entre Calais et Londres. Objectif : permettre aux Britanniques de venir travailler dans le Calaisis et aux Français de faire de même à Londres. Car actuellement, le premier train du matin au départ de Calais n'arrive qu'à 9 h 50 à Londres. « Ce n'est pas compatible avec des horaires de bureau alors qu'il y a un gros potentiel, explique Thaddée Ségard, président de l'association. Londres devient la capitale de la finance. Il y a plein d'emplois à prendre. »Un argument non négligeable à Calais, où le chômage a augmenté (lire encadré). Mais il reste encore du chemin à parcourir. « Quand on a des offres d'emploi sur Londres, les Calaisiens ne postulent pas, explique-t-on à l'ANPE Calais Nation. Il y a la barrière de la langue. » La chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Calais a bien lancé un appel à projets pour la réalisation d'une étude de faisabilité, mais elle reste prudente. « C'est intéressant, explique-t-on à la CCI. Mais prématuré. » L'idée verra-t-elle le jour avant  les Jeux olympiques de 2012 ? « Il y a déjà une saturation au sud de Londres pour loger les ouvriers des entreprises qui vont travailler sur le site des jeux », s'impatiente Thaddée Segard.

chômage Dans la région,le bassin d'emploi de Calais est le seul dont le chômage a augmenté (de 15,4 % à 15,6 %) entre 2005 et 2006 (contre 13,2 % à 12,1 % de moyenne régionale).