Lille: En ville, les cyclistes prennent moins de risque qu'ailleurs

TRANSPORTS Un sondage réalisé par Opinionway pour l’assureur MMA montre la prudence relative des Lillois en vélo par rapport aux  pratiquants des autres grandes villes de France...

Gilles Durand

— 

Un vélo sur une piste cyclable à contre-sens à Lille. Lancer le diaporama
Un vélo sur une piste cyclable à contre-sens à Lille. — M.Libert/20 Minutes

Les cyclistes lillois seraient plus prudents que les autres. Voilà ce qui ressort d’une étude réalisée par Opinionway pour l’assureur MMA et révélée en exclusivité par 20 Minutes. L’enquête passe au crible le comportement des cyclistes dans dix grandes villes (113 personnes ont été interrogées à Lille).

Une sensibilisation régulière

Dans l’agglomération lilloise, conclut l’étude, les amateurs de vélos prennent moins de risque et respectent davantage les règles de circulation tout en se protégeant. On pourrait y voir le résultat des nombreuses campagnes de sensibilisation menées par l’association Droit au vélo (Adav), notamment les opérations concernant l’éclairage des vélos dans différents quartiers de la ville.

Accidents mortels sur des ronds points

Autre particularité lilloise: l’impression de danger plus importante lorsqu’on circule à vélo sur de gands axes. Des accidents mortels, survenus  sur des rond-points dangereux comme celui de la Pilaterie ou de la Porte des Postes (sécurisé depuis cet été par  des travaux d’aménagement), n’ont fait que renforcer ce sentiment. «Le soir, sur de grands boulevards, on a intérêt à porter des vêtements réflechissants car les voitures roulent parfois à vive allure», souligne Gilles, qui vient au travail en vélo.

Non respect des sens interdits et des feux rouges

Néanmoins, il y a deux ans, une interpellation agitée d’un cycliste par la police municipale de Lille avait mis en exergue des comportements à risque, en l’occurence le non-respect des feux rouges. «Nos adhérents se plaignent aussi du non-respect des sens-interdits par les vélos, avoue l’Automobile Club de France. Mais nous n’avons jamais enregistré de conflit juridique. Un cycliste ne grille pas un feu sans avoir vérifié qu’il pouvait s’engager sans risque».