Lille: Deux interpellations après les manifestations contre «les violences policières»

FAITS DIVERS Le décès de Rémi Fraisse, en octobre 2014, dans le Tarn, a provoqué, samedi, une nouvelle mobilisation et de nouveaux incidents dans les rues de Lille...

20 Minutes avec AFP

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Lille, le 23 novembre 2014 - Affiches placardées lors d'une manifestation contre "les violences policières" à la suite de la mort de Rémi Fraisse, dans le Tarn.
Lille, le 23 novembre 2014 - Affiches placardées lors d'une manifestation contre "les violences policières" à la suite de la mort de Rémi Fraisse, dans le Tarn. — G.Durand / 20 Minutes

Près d'un mois après la mort de Rémi Fraisse, victime d'une grenade offensive de la gendarmerie, dans le Tarn, des manifestations contre «les violences policières» étaient organisées, samedi, dans toute la France, réunissant quelques milliers de personnes, au total. A Lille, elles ont mobilisé une soixantaine de militants et se sont soldées par deux interpellations, selon La Voix du Nord. Des dégradations de mobilier urbain et de panneaux publicitaires ont été constatées.

Des incidents moins importants

Ces rassemblements dans une vingtaine de villes se sont généralement déroulés dans le calme. «Quelques débordements ont été contenus à Nantes, Toulouse, Bordeaux et Lille notamment», a annoncé, dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a fait état de 38 interpellations.

Deux policiers ont été légèrement blessés à Toulouse, un troisième à Nantes, selon l'Intérieur. Mais les incidents été sans commune mesure avec les heurts violents survenus lors de précédentes manifestations à la mémoire de l'écologiste de 21 ans dans ces deux villes. «Des feux de poubelles, dégradations de mobilier urbain ou de vitrines ont été relevés», selon Bernard Cazeneuve, mais «dans des proportions bien moins importantes». Le ministre a d'ailleurs salué «l'esprit de responsabilité des manifestants pacifiques, les seules difficultés rencontrées ayant été le fait de groupes isolés».