Les élus veulent abattre la carte scolaire

SCOLARITE Les mairies ne veulent pas baisser les bras. Alors que la carte scolaire prévoit, à la rentrée prochaine, la fermeture...

Vincent Vantighem

— 

Les mairies ne veulent pas baisser les bras. Alors que la carte scolaire prévoit, à la rentrée prochaine, la fermeture de quarante-trois classes dans les écoles primaires et maternelles de la métropole, les élus ont décidé de monter au créneau.Lundi, Martine Aubry, maire (PS) de Lille, a interpellé le recteur à ce sujet. Sous son giron, les enfants âgés de 2 à 3 ans. Car si la grande majorité des bambins sont scolarisés à 3 ans, 60 % des Nordistes avaient pris l'habitude de le faire dès 2 ans. Alors qu'ils ne sont que 24,5 % en France. « Cette année, le ministère a changé la règle, déplore Ariane Capon, élue (PS) en charge des écoles à Lille. Ils ne veulent plus comptabiliser ces enfants. » D'où un certain paradoxe : on ferme des classes faute d'effectifs suffisants tout en refusant des inscriptions faute de place dans les classes.Villeneuve-d'Ascq aussi perd des effectifs : 250 enfants en moyenne chaque année. Conséquence, le rectorat avait prévu de supprimer dix-sept classes à la rentrée. Alors le maire a choisi de négocier. Avec le recteur, dans un premier temps, pour sauver cinq classes menacées. Avec les parents d'élèves ensuite. A l'école Vinci, ils ont été invités à s'exprimer. Doit-on fermer l'école s'il ne reste qu'une seule classe à la rentrée ? Réponse : Oui. « Un consensus mou et résigné s'est dégagé lors des débats », explique la mairie. Les décisions définitives seront entérinées par le rectorat en juin.

lycées La contestation contre la carte scolaire couve aussi dans les lycées. La FCPE organise ainsi une journée morte à Montebello aujourd'hui. Quatre classes pourraient être supprimées.