Lille: Le label French Tech, ça rapporte quoi?

ÉCONOMIE Lille a été retenue parmi les neuf métropoles labellisées «French Tech» par la secrétaire d'État en charge du Numérique. Mais ce n'est qu'un commencement...

Olivier Aballain

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Le parc d'activité high-tech Euratechnologies, symbole d'une réussite.
Le parc d'activité high-tech Euratechnologies, symbole d'une réussite. — M.Libert : 20 Minutes

Pour l'instant, ça ne rapporte pas encore un seul centime. Mais il valait mieux faire partie des neuf métropoles labellisées «French Tech» par le gouvernement le 12 novembre.

«Lille is French Tech» devient donc réalité après un audit exigeant ayant évalué notamment le niveau des levées de fonds effectuées par les start-ups du territoire, les projets de développement, la politique d'achat publique, et l'existence d'infrastructures en place (Euratechnologies notamment).

Mais pourquoi fallait-il en faire partie ?

>>Tout de suite: Pour se placer sur la carte de France. Le gouvernement a lancé le label Métropole French Tech pour créer des pôles d'attraction hors Paris. Même si la liste reste «ouverte» à de nouveaux entrants, les métropoles qui y sont déjà risquent donc de creuser l'écart avec celles qui n'y sont pas. Euratechnologies, Eurasanté, la Haute-Borne, l'Union, la Plaine Image et le CETI ont donc toutes les chances de gagner en visibilité au niveau national.

>>Bientôt: Pour exister au niveau mondial. Le label prévoit de valoriser les jeunes pousses les plus emblématiques lors d'opérations de promotion de la French Tech à l'international, avec le soutien d'«ambassadeurs» emblématiques. En pratique, Le Figaro rappelle qu'une conférence French Tech à New-York sera organisée en 2015 sur le modèle de celle qui s'est déjà tenue en juin dernier. Et les métropoles French Tech seront également présentes au Consumer Electronic Show de Las Vegas, la grand-messe de l'électronique organisée du 6 au 9 janvier 2015.

>>Plus tard: Pour lever des fonds. Une enveloppe de 200 millions d'euros a été débloquée pour aider la mise en place d'incubateurs pour aider et accélérer la croissance des start-ups. Mais surtout ces dernières, dans une métropole labellisée, devraient avoir un accès facilité au financement de Bpifrance (Banque publique d'investissement) et d'Ubifrance (développement à l'export).