Ligue 1: Pour Gervais Martel, le RC Lens «n'a jamais été en péril»

FOOTBALL Le président du RC Lens s'est exprimé sur la situation de son club, ce jeudi en conférence de presse...

Francois Launay

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Le président du Racing Club de Lens, Gervais Martel.
Le président du Racing Club de Lens, Gervais Martel. — M.Libert/20 Minutes

L'avenir du RC Lens s'éclaircit. Parti en Azerbaïdjan ces derniers jours, Gervais Martel en est rentré soulagé. Interdit de recrutement depuis le début de saison, le RC Lens devrait pouvoir se renforcer d'ici une dizaine de jours. Le président lensois a en effet obtenu de la part de la banque d'Azerbaïdjan, qui a été recapitalisée, la levée de garanties financières. «Les garanties à couvrir sont de 2, 5 millions d'euros maintenant et de 14 millions d'euros en janvier. J'ai été reçu par le directeur de la banque. On a reçu un recommandé ce mercredi. Il faut maintenant compter dix jours ouvrables. Le versement devrait intervenir entre le 17 et le 20 novembre», explique Martel. Concrètement, à partir de cette date, les Sang et Or pourront se renforcer avec trois joueurs qui attendent l'homologation de leur contrat: Samuel Atrous, Benjamin Boulenger et Landry Nguemo. 

Mammadov mis de côté

Si Gervais Martel se sent désormais «plus léger», il reste encore quelques inconnues. Quid du rôle d'Hafiz Mammadov,l'actionnaire majoritaire du club? Si l'homme d'affaires azéri a investi 21 millions d'euros dans les caisses du club depuis l'an passé, il semble être un peu mis de côté. En proie à des problèmes personnels dans son pays, Mammadov n'a pas rencontré Martel à Bakou. «Mais ce n'est pas la fin de l'ère Mammadov. J'ai pris acte de ses difficultés mais je me dois d'assurer la pérennité du club. Aujourd'hui, je suis rassuré car ce qui a été signé est imparable. Je remercie d'ailleurs l'Azerbaïdjan car des gens nous ont aidés», poursuit Martel qui assure n'avoir jamais été inquiet pour son club. «Le Racing n'a jamais été en péril. Je n'ai jamais inventé un mot ou une virgule depuis le début. Le club n'a pas de dettes ni de retard de paiement», explique le président nordiste.

Kombouaré reste méfiant

A priori, le club artésien pourra donc finir la saison et se renforcera au mercato d'hiver. Ne reste plus qu'à attendre l'argent. Echaudé par les volte-face incessantes du début de saison, Antoine Kombouaré préfère ne pas s'enflammer. «Je suis comme Saint -Thomas, j'attends. Aujourd'hui, c'est du vent, on brasse de l'air», lâche même le coach lensois qui ne croira que ce qu'il verra. Réponse dans dix jours.