Lille: La Zombie Walk clouée au village départ

INSOLITE La mairie n'a pas autorisé les marcheurs déguisés en Zombie à déambuler dans les rues du centre-ville. Le 1er novembre, les monstres seront cantonnés à la gare Saint-Sauveur...

Olivier Aballain
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Lille, le 26 octobre 2013. Un cortege de plsu de 3000 zombies a defile dans les rues du centre ville pour la Zombie Walk.
Lille, le 26 octobre 2013. Un cortege de plsu de 3000 zombies a defile dans les rues du centre ville pour la Zombie Walk. — M.Libert/20 Minutes

La Zombie Walk de Lille (ZWL) passe pour l'une des plus courues de France, sinon la plus courue. Ce ne sera probablement pas le cas en 2014, puisque la mairie vient de refuser aux organisateurs de déambuler en centre-ville le 1er novembre.

Les Zombies victimes de discrimination?

La «marche», qui avait rassemblé plus de 3.000 participants en 2013, est invitée à tourner en rond sur le site de la gare Saint-Sauveur, où de nombreuses animations seront proposées. Selon les organisateurs, la municipalité invoque notamment le «Contexte international récent (augmentationdau Niveau Vigilance de vigipirate suite aux attentats au Canada), ou national (l'apparition de Clowns dans le nord de la France)».

«Et moi qui croyais que Lille encourageait la culture sous toutes ses formes :-(». À l'instar de Vincent, les déçus sont légion sur la page Facebook de la «ZWL». Car les organisateurs espéraient faire de Lille la plus importante «Walk» d'Europe.

>>Revivez ici en photo l'édition 2013 de la Zombie Walk de Lille

Certains participants, comme Romain, comparent le traitement qui leur est réservé cette année avec la clémence dont ont bénéficié les footeux d'Everton jeudi: «C'est sûr qu'avoir laissé des centaines de supporters dans les rues de Lille imbibés de bière et autres alcools était bien plus sécurisant».

En réaction, les propositions affluent: une attaque de clowns, une marche quand même («Et si tout le monde décide d'aller se ballader dans Lille tous en même temps? Ils vont faire quoi?», s'interroge Sébastien), une pétition («Ça pourrait donner quelque chose», espère Aïa Anassa) voire un recours en référé au tribunal administratif («Qui ne tente rien n'a rien», estime Carole-Anne).

Des animations quand même

Quant aux organisateurs, ils s'en tiennent aux nombreuses animations déjà programmées sur le site de la gare Saint-Sauveur, de midi à minuit le 1er novembre: laser game, atelier de maquillage, de cuisine «post-apocalytique», séance de dédicaces par le Label 619 d'Ankama, etc. De quoi attirer des milliers de participants quand même ?

Sur Facebook, Valentin reste sceptique: «C'est ridicule, une Zombie Walk sans Walk, c'est aussi cohérent qu'une GayPride sans Gay».