Ligue 1: Une transhumance sang et or sous haute sécurité

FOOTBALL Près de 20.000 supporters lensois vont rallier le stade de France ce vendredi pour assister à Lens-PSG. Un déplacement sous haute sécurité...

Francois Launay

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Des supporters du racing Club de Lens (RCL) dans les tribunes du stade Bollaert.
Des supporters du racing Club de Lens (RCL) dans les tribunes du stade Bollaert. — M.LIBERT/20MINUTES

Six cents policiers et gendarmes réquisitionnés, plus d’un millier de stadiers et contrôleurs répartis dans le stade de France. Ce Lens-PSG est un match classé à haut risque. Pour organiser cette rencontre, le club nordiste n’a pas hésité à débourser plus de 250.000 euros de budget sécurité. Il faut dire que les relations entre supporters lensois et parisiens ne sont pas au beau fixe. Si le Racing n’a plus affronté Paris en Ligue 1 depuis plus de trois ans, l’affaire de la banderole anti ch’tis, déployée en mars 2008, a marqué les esprits.

«Ce n'est pas le concert de Chantal Goya»

Et même si six années se sont écoulées depuis cette affaire, les tensions demeurent. «Il y a toujours une crainte d'affrontement vu l'historique. Après je ne crois pas qu'il faille créer une psychose autour de ce match. Mais notre métier est de tout mettre en place pour prévenir cela. Ce n'est pas non plus un concert de Chantal Goya», ironise Damien Vanoise, responsable organisation et sécurité au RC Lens. Du coup, pour éviter tout débordement, les 150 bus de supporters nordistes seront escortés à partir de Senlis. Et dans le stade, les 17.000 fans sang et or seront installés dans le virage sud à l’opposé des fans du PSG.

Une date qui ne convient pas à Lens

Au total près de 60.000 personnes sont attendues pour cette rencontre sous haute tension. D’autant plus que l'organisation de la rencontre un vendredi soir en région parisienne, jour de départ de vacances de la Toussaint, n'arrange vraiment pas les choses. «Pour des raisons d'organisation et de sécurité, on aurait préféré jouer le samedi. Mais Paris, qui a un match de Ligue des champions mardi, a voulu le vendredi. On n'a pas eu le choix. C'est la pire date possible », regrette Damien Vanoise qui multiplie les réunions avec les responsables du stade de France et la préfecture de police de Paris depuis le début de saison.

Aucun droit à l'erreur

Marqué par le précédent du Losc, qui avait déploré la mort de deux supporters à l'issue d'un match contre Lyon au stade de France en mars 2009, le RC Lens n'a pas le droit à l'erreur. «On va tout mettre en œuvre pour que tout se passe bien. Il faut penser à tout pour que les spectateurs viennent assister à une belle fête du football», conclut Vanoise qui aura sans doute plus la pression que les joueurs lensois vendredi soir au stade de France.