Ligue 1: Comment le Losc gère la psychose Ebola

FOOTBALL Avec plusieurs internationaux africains dans ses rangs, le club nordiste est directement concerné par les mesures de précaution...

Francois Launay

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Le gardien du Nigeria Vincent Enyeama le 25 juin 2014 contre l'Argentine.
Le gardien du Nigeria Vincent Enyeama le 25 juin 2014 contre l'Argentine. — Ben Queenborough/BPI/RE/REX/SIPA

Pour l’instant au Losc, le virus Ebola se limite surtout aux blagues de vestiaire comme le raconte Rio Mavuba, le capitaine lillois. «Quand les Africains rentrent de sélection, ça chambre un petit peu. Dès qu'il y en a un qui est un peu malade ou qui tousse un peu, on les taquine», sourit le milieu nordiste.

Mais derrière les sourires, le club nordiste prend les choses au sérieux. Avec plusieurs internationaux africains dans ses rangs (Enyeama avec le Nigéria, Gueye et Souaré au Sénégal, Mendes au Cap-Vert), qui rejoignent tous les mois leur sélection nationale, le Losc est directement concerné par le sujet.

«Ebola n'est pas aux portes de Luchin. Il ne faut pas psychoter»

Comme les autres clubs français, Lille a reçu une circulaire de la fédération française de football qui rappelle les règles de base et les mesures de précaution que le Losc applique comme l’explique Franck Le Gall, le médecin du club nordiste et de l'équipe de France.

«On ne déclenche pas de plan ORSEC quand les joueurs rentrent d'Afrique. On les interroge juste pour savoir où ils ont joué et si l'endroit en question est une zone à risque. On se charge de prendre leur température tous les jours et voir comment ça évolue pendant trois semaines, le temps de la période d'incubation. Après il ne faut pas surtout pas psychoter. Ebola n'est pas aux portes de Luchin», rassure le médecin. 

René Girard s'inquiète du problème

Pas de psychose donc même si René Girard, l’entraîneur lillois, ne serait pas contre des mesures plus poussées. «C'est une inquiétude que tout le monde peut avoir. C'est un réel problème. J'ai vu que le Maroc avait demandé le report de la Coupe d'Afrique des Nations. Mais ce n'est pas à nous de prendre des mesures. La seule chose qu'on peut faire, c'est  interdire à nos joueurs de rejoindre leur sélection mais ils risquent d'être suspendus dans ce cas. C'est aux instances internationales de prendre des mesures. Pour l'instant, le danger ne semble pas imminent. Mais si demain, il y a une interdiction, ce sera réglé», lâche l'entraîneur lillois. Jusqu'ici tout va bien mais la vigilance est plus que jamais de mise au Losc.