Vide sur la fin de vie des immeubles

LOGEMENT La trève sur les expulsions locatives, qui prend fin aujourd'hui, réactive le débat sur les immeubles vacants. C'est notamment le cas des immeubles promis à la destruction dans le cadre d'une opération de rénovation urbaine (ANRU).Problème : le délai...

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La trève sur les expulsions locatives, qui prend fin aujourd'hui, réactive le débat sur les immeubles vacants. C'est notamment le cas des immeubles promis à la destruction dans le cadre d'une opération de rénovation urbaine (ANRU).Problème : le délai entre la décision et la destruction effective peut atteindre plusieurs années. Ainsi dans le quartier Beaulieu, à Wattrelos, l'association Droit au logement (DAL-HLM) recense 400 appartements vacants sur les 2 000 du parc HLM. « Certains sont vides depuis 2004, constate, dépité, Patrick D'honte, président régional du DAL-HLM. Et pendant ce temps des centaines de personnes n'ont pas de toit, c'est absurde ! » Pour y remédier, il faudrait « ne pas hésiter à mettre en place des contrats de location précaires, pour six mois, en attendant la destruction ». Une solution irréaliste, pour le bailleur CMH, le plus gros office HLM de la métropole : « Il faut bien que les logements se vident à un moment. »A Lille métropole habitat, autre bailleur, on précise que seuls 600 logements sur 30 400 sont aujourd'hui vacants. Un exemple est symbolique : cédé à l'Etablissement public foncier, l'ancien siège de Logicil (groupe CMH) à Tourcoing, est inoccupé depuis plus d'un an. Sur le site, une maison de maître sonne creux : elle attend toujours l'installation programée d'une « ruche d'entreprise ».

Olivier Aballain