Pourquoi Sarkozy a choisi le député-maire de Tourcoing comme porte-parole

POLITIQUE A 32 ans, Gerald Darmanin est une figure montante de l'UMP. Après avoir arraché Tourcoing a la gauche en mars, il vise (beaucoup) plus haut...

Olivier Aballain

— 

L’UMP Gérald Darmanin, à gauche, milite pour une fusion de la Picardie et du Nord Pas-de-Calais
L’UMP Gérald Darmanin, à gauche, milite pour une fusion de la Picardie et du Nord Pas-de-Calais — Mickaël Libert / 20 Minutes

On savait Gérald Darmanin dans les petits papiers de Nicolas Sarkozy, c'est maintenant écrit noir sur blanc. Nicolas Sarkozy a officialisé ce lundi sur twitter la nomination du député-maire de Tourcoing en tant que porte-parole de sa campagne vers la présidence de l'UMP. Analyse des 4 raisons qui ont poussé l'ancien président à choisir le jeune loup de Tourcoing.

Parce qu'il est jeune

C'est l'argument le plus évident: Gérald Darmanin est un membre très en vue des «cadets-Bourbon», ce mini-club des députés de droite trentenaires qui entendent peser à l'Assemblée nationale. L'ancien président a justement l'intention de baser sa reconquête sur les trentenaires de l'UMP qui ont profité de la vague bleue des municipales.

Parce qu'il gagne des élections difficiles

Gérald Darmanin a arraché Tourcoing en mars au socialiste Michel-François Delannoy, pourtant élu au premier tour en 2008. Inattendue, la chute du principal bras droit de Martine Aubry à Lille Métropole avait d'ailleurs contribué à faire basculer l'agglomération. Mais Gérald Darmanin a aussi l'expérience des combats fratricides: en 2012, il est devenu député en battant haut la main son mentor, Christian Vanneste.

Parce que c'est une prise de guerre

Longtemps solidaire du discours conservateur de Christian Vanneste, Gérald Darmanin se réclame surtout de Xavier Bertrand. Or l'ancien ministre du Travail est devenu à l'UMP l'un des opposants les plus résolus au retour de Nicolas Sarkozy. En l'enrôlant, ce dernier fait d'une pierre deux coups.

Parce qu'il est Nordiste

Nicolas Sarkozy est très à l'aise en Nord-Pas-de-Calais, où il fait face à une population ouvrière souvent déçue de la gauche et tentée par le Front National. Un réservoir de voix potentiel dont le président devrait avoir besoin pour réussir son retour.