Stérilisation: A Lille, les chats sèment la zizanie

Animaux Des associations de protection des animaux réclament la stérilisation des félins errants...

Gilles Durand
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Un chat errant dans les rues de Hellemmes, près de Lille.
Un chat errant dans les rues de Hellemmes, près de Lille. — M.Libert/20 Minutes

Cause animale Nord sort les griffes. En août, l'association avait fermement réclamé une campagne de stérilisation des chats errants à Lille. Elle commencera finalement par dix chats, au milieu du mois d’octobre, a-t-on appris mercredi, de la part de la Ligue protectrice des animaux (LPA). «Ce problème touche tout le territoire français et la ville de Lille, tout comme celle de Roubaix d’ailleurs, n’est pas épargnée», souligne la LPA.

«Des chats plus urbains»

En région, la LPA estime à 15% l’augmentation annuelle du nombre de minous condamnés à la rue. Du côté de la mairie, le problème est minimisé. «Nous n’avons pas plus de signalements de chats errants que d’habitude», assure Latifa Kechemir, adjointe (PS) à la maire de Lille en charge du dossier. Selon la CAN, la ville refuse systématiquement toute campagne de stérilisation, «préférant l’euthanasie». Ce que dément l’élue lilloise: «Seuls les animaux malades sont euthanasiés, les autres peuvent être adoptés quand on les attrape». «L’euthanasie ne résout pas le problème, assure la LPA. D’autres chats viennent prendre la place sur le territoire délaissé. La seule solution, c’est la stérilisation. En plus, ça rend le chat plus urbain: il ne hurle plus quand il est en chaleur».

Une stérilisation «illégale»

Cependant, cette prochaine campagne reste «illégale» pour la CAN qui réclame aussi «une identification des animaux», en même temps que la stérilisation. «C’est la loi, martèle Anthony Blanchard, président de Cause animale Nord (CAN). Nous avons porté plainte auprès du procureur car la mairie refuse systématiquement toute campagne de tatouage.»

Wazemmes sous surveillance

Le marché lillois est aussi dans le collimateur des associations animalières. La vente de chats et de chiens qui s’y effectue serait, en effet, en dehors de toute légalité, selon Cause animale Nord (CAN). «Une inspection vétérinaire est obligatoire avant toute vente et un agent municipal doit surveiller en permanence les vendeurs», assure Anthony Blanchard, président de CAN. Le préfet est saisi du dossier.