L'opéra enchante les Nordistes

CULTURE L'Opéra de Lille sera plein comme un oeuf ce soir pour écouter l'héroïne de «La Traviata», de Verdi. Les tickets se sont arrachés en l'espace de cinq heures

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Violetta superstar. L'Opéra de Lille sera plein comme un oeuf ce soir pour écouter l'héroïne de La Traviata, de Verdi. Inutile de chercher des places pour les sept représentations suivantes : les tickets se sont arrachés en l'espace de cinq heures. La rançon de la gloire, comme l'explique Caroline Sonrier, directrice de l'établissement : « On aurait pu jouer toute l'année sans réussir à contenter tout le monde.»Car l'arbre des 10 000 spectateurs qui assisteront au spectacle cache difficilement la forêt de malchanceux qui n'ont pas obtenu de billets. Chaque année, l'Opéra propose une grande oeuvre du répertoire lyrique. Succès garanti.Seul problème, l'établissement lillois est le seul à pouvoir assurer ce genre de production. « On a bien un plateau et une fosse d'orchestre, mais que 376 sièges dans la salle, explique Grégory Vandaele, directeur adjoint du théâtre d'Arras. Du coup on ne fait que du lyrique léger. Et de toute façon, on n'a pas le budget pour faire ça.» Du côté de La Clé des chants, association de décentralisation lyrique régionale, c'est la même chanson : « Quand on produit dans une petite salle des fêtes de village, on préfère mettre le paquet sur la qualité des voix plutôt que sur le décor » , affirme Franck Blanchard. Et si la région disposait d'une deuxième maison d'opéra ? « Je verrais ça d'un bon oeil, imagine Caroline Sonrier. Il y aurait une vraie émulation et non pas une concurrence. Et plus de spectacles. »

Vincent Vantighem