Lille: deux braqueurs sans frontière interpellés

Faits divers La coopération policière et judiciaire franco-belge a permis l'arrestation d'auteurs présumés de cars jacking dans le Douaisis et de vols à mains armés en Belgique...

Gilles Durand

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Rekkem, le 21 février 2013. Opération dans le cadre de la coopération transfrontalière des polices a l'ancien poste frontière sur l'autoroute A22 entre la France et la Belgique.
Rekkem, le 21 février 2013. Opération dans le cadre de la coopération transfrontalière des polices a l'ancien poste frontière sur l'autoroute A22 entre la France et la Belgique. — M.LIBERT/20 MINUTES

Ils volaient des voitures en France pour commettre des braquages en Belgique. Deux hommes de 25 et 19 ans ont été interpellés, le 4 septembre à Lille. Selon le parquet de Douai, ils ont été trouvés en possession de cagoules, de deux fusils mitrailleurs, d'un revolver et de cartouches. Les perquisitions chez les deux suspects ont permis de  découvrir 4.500 euros. «Ils ont reconnu la totalité des faits commis en France», souligne le procureur Eric Vaillant. Les deux hommes ont été incarcérés à l'issue de leur garde à vue.

Instruction transférée en Belgique

Cette arrestation est le fruit d'un travail en commun entre la police et la justice françaises et belges. Depuis fin janvier, plusieurs vols à mains armées étaient commis dans les secteurs d'Ypres et Tournai. Un rapprochement était effectué avec des individus mis en cause dans quatre cars jacking dans le Douaisis, entre janvier et août. «Les véhicules volés étaient utilisés pour commettre les vols à mains armées en Belgique, précise le parquet de Douai. Ce sont des empreintes digitales retrouvées sur les lieux d'un de ces vols, le 31 mai, qui ont permis l'identification d'un des braqueurs». 

Le lendemain de l'arrestation des deux individus, le juge d'instruction d'Ypres, saisi de douze braquages, émettait des mandats d'arrêt européens à leur encontre. «Leur transfert de l'autre côté de la frontière sera réalisé dans les prochains jours, explique Eric Vaillant. Il nous est apparu naturel de centraliser l'instruction, puis le jugement de tous les faits au tribunal d'Ypres».