Bientôt un toit pour la recherche sur le diabète à Lille

Santé La première pierre de l'institut européen de génomique du diabète (EGID) a été posée, ce vendredi, à l' hôpital Huriez...

Gilles Durand

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Lille, le 12 septembre 2014 - Pose de la première pierre de l'Institut européen de génomique du diabète (EGID) à l'hôpital Huriez du CHRU de Lille, avec le préfet du Nord, Jean-Francois Cordet (à gauche), et le recteur de l'académie de Lille, Jean-Jacques Pollet.
Lille, le 12 septembre 2014 - Pose de la première pierre de l'Institut européen de génomique du diabète (EGID) à l'hôpital Huriez du CHRU de Lille, avec le préfet du Nord, Jean-Francois Cordet (à gauche), et le recteur de l'académie de Lille, Jean-Jacques Pollet. — Alain Vanderhaegen/CHRU Lille

Il s'agit du premier institut de recherche, en France, dédié spécifiquement au diabète, à l'obésité et aux facteurs de risques associés. La première pierre de l'EGID -acronyme anglais de l'institut européen de génomique du diabète- a été posée, ce vendredi, au cœur du CHRU de Lille, à l'Hôpital Huriez. Ce bâtiment hébergera, non seulement les équipes de recherche spécialisées dans le diabète, mais aussi des chercheurs sur le cancer.

Un laboratoire d'excellence

En mutualisant moyens et compétences, les chercheurs ont pour ambition de réussir des percées majeures dans la compréhension de ces maladies, leurs diagnostics et leurs traitements thérapeutiques. Objectif du projet: faire de Lille la capitale européenne de la médecine du diabète.

Lille, le 14 avril 2011. Le chercheur Philippe Froguel, directeur de l'institut européen de génomique du diabète. - M.LIBERT/20 MINUTES

 

L'EGID, dirigé par le professeur Philippe Froguel, avait été le premier laboratoire de recherche nordiste à être reconnu d'excellence (Labex) en novembre 2011. Il fait partie du programme des investissements d'avenir (PIA). La construction du site va coûter 18 millions d'euros, dont près de la moitié financée par l'Europe.

La région particulièrement touchée. Selon une étude l'institut national de veille sanitaire (INVS), publiée en 2010, les régions du nord-est et du sud de la France, ainsi que les territoires d’outre mer, continuent d’être les plus touchées par cette épidémie. Dans le Nord-Pas-de-Calais, 5,4% des personnes sont affectées par cette maladie, tandis que les les régions et les départements de l’ouest de la France métropolitaine ont les taux de prévalence les plus faibles: Bretagne (3%) et Pays-de-la-loire (3,6%).