POLITIQUE

Darques, le côté obscur de Lambersart

Poil à gratter de l’UMP, Eric Darques se présente face à Daubresse

Sévère dans la critique. Et idéaliste. « Eric Darques est un homme de grande qualité. Il a une vision puriste de la politique », confie Thierry Lazaro. Le secrétaire fédéral de l'UMP conserve sur son bureau le dossier d'exclusion du conseiller municipal de Lambersart. La décision n'est pas entérinée. Mais Eric Darques a bien été viré par son parti en 2006 pour avoir traité de « fasciste » le député-maire UMP de Lambersart, Marc-Philippe Daubresse. Autre conséquence : il a été condamné à 1 000 € d'amende.Jeté par-dessus bord, il navigue sur la rive droite de la politique. « En 1981, j'ai été séduit par la vision gaulliste du RPR. Puis, j'ai rejoint le RPF de Pasqua, et l'UMP. » A 43 ans, c'est un électron libre.« J'ai toujours pris le parti de défendre les intérêts des citoyens. » C'est ainsi qu'il s'est attiré les sympathies de l'association Anticor (pour anticorruption), dont il est devenu trésorier national. « C'est un homme intègre. Il est révolté par l'utilisation que font certains du pouvoir pour grappiller des avantages », estime le juge Eric Halphen, président du comité de parrainage d'Anticor.Eric Darques a une réputation de procédurier. Il alimente la justice de dossiers bien ficelés : un présumé emploi fictif au cabinet de Pierre Mauroy et une prétendue mauvaise gestion de l'eau dans la communauté urbaine. Il terrorise surtout la mairie de Lambersart dont il épluche les comptes. « Il se prend pour Zorro ! Qu'il commence par appliquer à lui-même ses règles », s'exclame Marc-Philippe Daubresse. « Je suis très collant », rétorque Eric Darques. Commercial dans les adhésifs industriels, il prépare déjà les municipales de 2008 à Lambersart.

Frédéric Lépinay