«Je commence à apprendre de mes erreurs»

INTERVIEW Arnaud Demare a décroché la 3e place du sprint mardi sur son premier Tour de France...

Propos recueillis par Mikaël Libert

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L'arrivée de la 4e étape du Tour de France à Villeneuve d'Ascq, dans le Nord.
L'arrivée de la 4e étape du Tour de France à Villeneuve d'Ascq, dans le Nord. — M.Libert/20 Minutes

Le coureur français de la FDJ Arnaud Demare est passé à un cheveu de la victoire, mardi, lors de la 4e étape du Tour de France qui reliait Le Touquet à Villeneuve d'Ascq, dans le Nord. Arrachant une belle 3e place lors d'un sprint très disputé avec l'allemand Marcel Kittel et le norvégien Alexander Kristoff, le champion de France 2014 donne son sentiment sur cette étape nordiste et l'arrivée des pavés mercredi.

C'est tout de même une belle troisième place...

Oui, je suis très content, même s'il manque encore une petite pointe de réussite dans les derniers mètres. Mais je me sens bien, et je commence à apprendre de mes erreurs.

Pensez-vous que ça finira par payer?

J'espère! Je n'ai pas encore eu la position idéale dans les 300 derniers mètres. Mais le jour où je l'aurai, je pense que je pourrais mettre au fond.

Pas trop déçu d'être passé si près de la victoire d'étape?

Non, c'est le Tour, c'est forcément difficile et il y a de la grosse concurrence. La victoire, c'est l'ultime satisfaction. Mais entendre son nom crié sur la route et cette 3e place, ce sont aussi de belles récompenses.

Cette première journée en France avec le maillot bleu, blanc et rouge, c'était comment?

On est facilement repérable et on est très encouragé. Mais à l'inverse, on est aussi très attendu. Ça met une pression supplémentaire.

Et ce mercredi, il y a un coup à jouer?

Avec les pavés, ça va être une journée pour les hommes de classiques. On a vu aujourd'hui [mardi], dans la descente de Cassel, qu'il y avait de nombreuses cassures. Sur le pavé, il va y avoir du spectacle.

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■ Repos forcé à la télé

Thierry Adam, qui commente le Tour pour France Télévisions, a été contraint mardi de céder le micro pendant une journée, pour suivre le droit du travail qui interdit de travailler sept jours de suite.