Les gendarmes font bonne garde

TOUR DE FRANCE «20 Minutes» a suivi l'étape Le Touquet - Villeneuve-d'Ascq en tête de cortège...

Gilles Durand

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La voiture ouvreuse de la gendarmerie passe le mont Cassel lors de la 4e étape du Tour de France.
La voiture ouvreuse de la gendarmerie passe le mont Cassel lors de la 4e étape du Tour de France. — M.Libert/20 Minutes

Montée d'adrénaline dans l'ascension du Mont Noir. Au milieu d'une marée humaine, une gamine vêtue d'un maillot à pois déboule devant le véhicule de la gendarmerie. Le lot quasi quotidien des militaires de la garde républicaine qui, traditionnellement, ouvre la route du Tour de France.

Pour cette 4e étape qui reliait, mardi, Le Touquet à Villeneuve-d'Ascq, le lieutenant Vincent Pautrat et son chauffeur Kevin Sauvard, à bord du véhicule pilote, regrettent presque l'Angleterre. «L'engouement était grand sur le bord de la route, avec beaucoup de monde, mais dès que la police du Yorkshire, avec qui on travaillait, demandait de se reculer, les spectateurs étaient plus obéissants», raconte Kevin Sauvard. Leur position en tête de la caravane publicitaire leur permet de donner l'alerte par radio pour prévenir l'escorte précèdant les coureurs. «Il faut libérer l'axe!», alerte Vincent Pautrat, dont c'est la première expérience sur le Tour. Inlassablement, il envoie son message via hauts-parleurs: «Merci de ne pas empiéter sur la chaussée pour permettre le passage et la distribution de la caravane publicitaire !» Cette caravane, c'est 180 véhicules formant une cohorte d'une douzaine de kilomètres. Selon lui, «47% des spectateurs ne viennent que pour ça».

Contrôles de vitesse

Mais il n'y a pas que les spectateurs à surveiller. La caravane publicitaire peut parfois aussi déraper. « Un chauffeur s'est fait prendre avec un dépassement de plus de 30 km/h», annonce un motard par la fenêtre. «Il sera convoqué, mercredi matin, devant la commission de discipline», explique Vincent Pautrat. «L'an dernier, un conducteur s'est fait prendre à plus de 70 km/h dans le ventre mou, entre le peloton et la caravane, il a été exclu», renchérit son collègue Kevin Sauvard. La vitesse est réglementée. Sur une étape de plaine, elle oscille entre 40 et 45 km/h. «Il faut être dans le même rythme que le peloton. C'est lui qui est prioritaire», précise Aurélien Janssens, coordinateur caravane pour ASO, l'organisateur du Tour.

Des contrôles d'alcoolémie et de stupéfiants sont aussi effectués au sein de la caravane. «Ce sont parfois des jeunes qui participent. Il faut qu'ils comprennent que le code la route existe aussi sur le Tour», note Vincent Pautrat. Et le réglement vaut pour tous. Même pour les policiers. Un véhicule de police est contraint de quitter la caravane sous escorte, faute d'avoir acquitté son laisser-passer auprès de l'organisateur ASO. «A partir de notre voiture jusqu'au dernier coureur, la route est privatisée. Elle appartient à ASO, signale Vincent Pautrat. Ce sont eux qui décident qui peut circuler ou non.»

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