A Lille, c'est la convergence des luttes entre intermittents et cheminots

SOCIAL Les grévistes de la SNCF et les intermittents du spectacle mènent des actions communes pour protester contre les réformes du gouvernement...

Gilles Durand (avec AFP)

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Des intermittents du spectacle manifestent nus sur le toit de la Drac à Lille.
Des intermittents du spectacle manifestent nus sur le toit de la Drac à Lille. — Interluttants 59-62

Environ 200 cheminots et intermittents du spectacle étaient rassemblés à Lille, ce mercredi matin, devant le siège de la Fédération PS du Nord, illustrant une «convergence des luttes» contre la «précarisation» de leurs emplois.

Les cheminots, à l’appel de la CGT et de Sud-Rail, en grève depuis une semaine contre le projet de réforme ferroviaire, et les intermittents, «en lutte depuis quatre mois», manifestaient dans le calme, alors qu’une délégation était reçue par un représentant de la Fédération socialiste en milieu de matinée.

«On ne fait pas ça pour notre petit cul»

«On essaye de mettre un petit peu la pression au PS car c’est en ce moment que nos chers députés se penchent sur la réforme ferroviaire. On va se mobiliser jusqu’au bout contre la précarisation de la SNCF», a déclaré Romain Vermersch, du syndicat Sud-Rail Hellemmes.

«On ne fait pas ça pour notre petit cul (…). La convergence des luttes des cheminots et des intermittents est une évidence. Ce qui nous réunit, c’est notre avenir. Contre l’envie d’un avenir où nos emplois deviennent précaires, où le régime social devient précaire», a renchéri Camille, un des membres du collectif des Interluttants 59/62.

«Déshabillage social»

Mardi, cheminots et intermittents avaient occupé le hall de la mairie de Lille pendant une heure. Des intermittents du spectacle occupent également, depuis mardi après-midi, la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), à Lille, où 25 d’entre eux ont passé la nuit, selon le collectif.

Pour symboliser le «déshabillage social», neuf manifestants se sont exhibés nus sur le toit du bâtiment, comme en 2003. A l’époque, la droite au pouvoir avait déjà réformé le statut des intermittents et provoqué des levées de bouclier. «Après la droite, c’est la gauche qui déshabille la culture», regrette un comédien.

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