Galerie de griefs rue de Béthune

AMENAGEMENTS Un an et demi après le lancement des travaux des futures Galeries Lafayette, une trentaine de riverains réclament une exonération d'impôts

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Marre des réunions, le collectif des riverains de l'espace Béthune veut désormais des actes. Un an et demi après le lancement des travaux des futures Galeries Lafayette rue de Béthune, une trentaine de riverains viennent de s'associer pour réclamer une exonération d'impôts : de taxe professionnelle pour les commerçants, d'impôts fonciers pour les particuliers.« C'est une réparation pour les préjudices subis, justifie Ali Mazouzi, commerçant de la rue d'Amiens, limitrophe au chantier. Les camions salissent les maisons et les vitrines. Les horaires du chantier sont régulièrement dépassés... » Un avis radicalement différent de celui de Foruminvest France, le promoteur : « Avez-vous déjà vu un chantier aussi bien tenu ? rétorque Georges Mernier, son directeur. Le seul but du collectif est d'obtenir une exonération. »De son côté, la mairie de Lille joue l'apaisement et poursuit les réunions de concertation. Elle présente, ce soir, les projets associés à l'arrivée des Galeries (lire encadré). Et demain, elle invitera les commerçants pour faire le point sur l'état du chantier. « Nous n'irons pas, explique David Gibon, à l'origine du collectif. Nous avons déjà fait part de nos griefs et rien n'est jamais respecté. » Quant aux impôts, Jacques Mutez, conseiller municipal (PRG) chargé du commerce, balaie la question d'un revers de main. « Impossible d'exonérer ces commerçants. Dès septembre, ils bénéficieront des retombées de l'implantation des Galeries. »

C. B.