Alain Bourdelat: «Les victimes déçues sont rares»

PREJUDICE Entretien avec le directeur général du fonds de garantie

©2006 20 minutes

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Alain Bourdelat

Directeur général du fonds de garantie.

Votre fonds indemnise les victimes d’un préjudice qui n’ont pas obtenu réparation. Comment cela se passe-t-il ?

Nous sommes de leur côté, mais regrettons de passer parfois pour des pingres alors que personne ne peut les prendre en charge. Légionellose, saturnisme : la région a des dossiers très spécifiques.

Pourquoi les indemnisations de la légionellose sont-elles dix fois inférieures à celles réclamées par les victimes ?

Nous avons un prix de base pour chaque dommage, ajusté en fonction de la durée de la souffrance. Sur cette affaire, nous verrons si les victimes feront appel.

Et les déçus ?

Ce sont ceux qui ne nous comprennent pas. C'est rare. Nous avons refusé 1 300 dossiers liés à l'affaissement minier. Seuls trois recours ont été déposés.

Recueilli par C. B.