Lille espère chasser les fantômes du passé

FOOTBALL Pour jouer la C1, le Losc ne doit pas se rater face à Lorient samedi...

François Launay

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L'ancien attaquant du Losc, Tulio de Melo.
L'ancien attaquant du Losc, Tulio de Melo. — M.Libert/20 Minutes

Les joueurs ont changé, mais l'enjeu reste le même. Comme il y a quatre ans, le Losc va jouer sa place en Ligue des champions sur la pelouse de Lorient, samedi. En espérant ne pas revivre le même scénario. Le 15 mai 2010, le Losc, alors deuxième de Ligue 1, n'avait besoin que d'un nul pour assurer son ticket européen. Mieux, le club nordiste pouvait même s'incliner sur la pelouse bretonne à condition qu'Auxerre ne s'impose pas à Sochaux. Sauf que rien ne s'est passé comme prévu.

«Une grande frustration»

«Voir Auxerre gagner à l'extérieur nous paraissait improbable. Et puis il y a eu aussi beaucoup de faits de match contraires à Lorient», se rappelle Tulio de Melo. L'ancien attaquant lillois, parti en janvier à Evian, se souvient bien de ce match idéalement débuté par Lille, qui avait ouvert le score par Costa avant de se faire rejoindre cinq minutes plus tard sur un but de Gameiro. Mais en deuxième période, un penalty raté de Cabaye suivi d'un deuxième but lorientais de Jouffre allait précipiter la chute du Losc (2-1) pendant qu'Auxerre s'imposait à la dernière minute à Toulouse (1-2). Résultat: les Bourguignons piquaient le podium sur le fil à des Lillois relégués à la 4e place. «Dans le vestiaire, il y a eu une très grande frustration. Avant le match, on avait prévu de sortir tous ensemble pour fêter la saison. On était sorti quand même, mais il y avait un goût amer pendant la soirée», reconnaît l'attaquant, qui n'imagine pas le même scénario pour le Losc ce samedi.

«Cette année, Lille est dans l'obligation de gagner, vu que Saint-Etienne reçoit Ajaccio dans le même temps. C'est mieux car il n'y pas de calcul à faire. C'est une finale. Il y a quatre ans, on n'avait sans doute pas ce même esprit de finale», reconnaît le joueur brésilien. Déjà présents à Lorient en 2010, Mavuba et Balmont ont sans doute fait passer le message à leurs coéquipiers.

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