La métropole reste dans le gaz

ENVIRONNEMENT Vendredi, le groupe Verts a réclamé à la communauté urbaine de Lille l'institution d'un plan climat territorial

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Il faut passer à la vitesse supérieure. Vendredi, le groupe Verts a réclamé à la communauté urbaine de Lille (LMCU) l'institution d'un plan climat territorial. L'occasion d'accélérer le mouvement entrepris depuis plusieurs années. Ainsi, la baisse de 11 % des déplacements réalisés en voiture, entre 1998 et 2006, a permis d'éviter le rejet de 5 000 tonnes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Une goutte d'eau dans un océan de pollution : chaque année les émissions s'élèvent à 700 000 tonnes de gaz dans la communauté urbaine. « Le résultat est modeste, convient Eric Quiquet, chef de file Verts à LMCU. Mais c'est un premier pas pour inverser la tendance. Il faut évaluer précisément les émissions puis s'engager, secteur par secteur, sur un objectif de diminution des rejets. »

Si les transports produisent un quart des émissions de gaz à effet de serre, l'habitat en dégage, lui, 18 %. Essentiellement pour le chauffage. A Dunkerque, une étude thermographique a permis de pointer les logements aux importantes déperditions de chaleur. Cette initiative, peu coûteuse, pourrait être reprise à Lille. « Depuis 2001, la ville est devenue plus écologique, reconnaissent les Verts, mais il faut maintenant une vraie métamorphose. »

Caroline Béhague

L'étude sur les déplacements quotidiens dans la métropole lilloise va être complétée en observant les flux venant du bassin minier et de la Belgique.