Les Sang et Or rattrapés par la peur de conclure

FOOTBALL Le Racing, 3e de Ligue 2, se déplace ce mardi à Istres, 19e...

François Launay

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Le lensois Ludovic Baal à la lutte avec le clermontois Yannis Salibur.
Le lensois Ludovic Baal à la lutte avec le clermontois Yannis Salibur. — M.Libert/20 Minutes

Officiellement, il n'y a aucune panique à bord. Malgré une seule victoire lors de leurs sept derniers matchs, les Lensois ne semblent pas envahis par le doute au moment de se rendre ce mardi à Istres dans un match capital pour la montée.

Lens à la peine dans le sprint final

«Il n'y pas de peur. Moi j'ai peur quand mon père est gravement malade. Mais là, ça ne reste que du foot. Et puis, je ne vois pas d'inquiétude chez les joueurs. Dans le vestiaire, il y a de la musique, de l'ambiance et les joueurs vivent bien entre eux. Et sur le terrain, je n'ai pas vu une équipe qui doute», assure Antoine Kombouaré, l'entraîneur lensois. Reste que certaines attitudes posent question. Le visage prostré des Lensois à l'issue du nul à domicile samedi face à Angers (0-0) traduisait bien le sentiment d'avoir raté le coche dans la course à la montée. Si Lens (3e) n'est plus tombé du podium depuis la 13e journée, les Sang et Or sont à la peine dans le sprint final alors que leurs concurrents directs reviennent (Nancy (4e) est à deux points, Niort (5e) à trois).

Favori déclaré à la montée depuis l'arrivée aux manettes de l'homme d'affaires azéri Hafiz Mammadov, le Racing ne veut pas envisager un échec retentissant. «Je n'y pense jamais, sinon je ne fais pas ce métier et je me mets du côté des losers. On veut aller là haut et on fait tout pour. Maintenant, il faut finir le travail», tranche Kombouaré. Le boulot commence aujourd'hui à Istres, une équipe qui joue sa survie en Ligue 2. «Nous allons jouer notre peau», affirme Ahmed Kantari, le défenseur lensois, bien conscient de l'enjeu. Car c'est aussi une partie de son avenir que le Racing va jouer ce mardi.

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