Légionellose : premières indemnisations

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Les familles soufflent un peu. Hier, la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi) de Béthune a reconnu la faute de Noroxo dans l'épidémie de légionellose qui avait frappé le bassi minier entre novembre 2003 et janvier 2004. Dans le Pas-de-Calais, quatre-vingt-six personnes en ont été victimes, dix-huit en sont mortes. La Civi a décidé d'indemniser cinq familles qui avaient perdu un proche. Elles réclamaient entre 150 000 e et 700 000 e en réparation du préjudice moral et matériel subi par la perte de leur époux et père. Hier, chaque veuve a finalement obtenu 35 000 e. L'estimation de la souffrance de la famille due à la maladie a ensuite différé selon les cas. Ainsi, entre 5 000 e et 75 000 e ont été accordés en plus aux différents plaignants. Plus la maladie a duré, plus le montant de l'indemnisation est élevé. « Cette façon de calculer me choque un peu, car mon mari ne valait pas moins qu'un autre, a réagi Martine Delaby, l'une des veuves dont le mari est parti en dix-huit jours. Mais le principal, c'est que la faute de Noroxo soit reconnue. » Avocate de quatre familles de victimes, Sophie Topaloff s'est félicitée que cette décision ait été prise « sans avoir eu besoin de recourir à des expertises médicales. » Soixante-dix autres dossiers de victimes attendent encore la Civi. Ils devraient être plaidés dans les mois à venir.

Fanny Bertrand

Une information judiciaire contre X pour homicides et blessures involontaires a également été ouverte en janvier 2004 par le parquet de Béthune dans cette affaire. L'instruction du dossier est en cours.