Pairi Daiza ou les vingt ans d'un jardin utopique

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En 2010, Paradisio est devenu Pairi Daiza (jardin clos en vieux persan). Vingt ans après sa création dans une abbaye cistércienne, le parc de 55 ha (110 terrains de foot) n'en finit pas de s'embellir. « Mon ambition est de voir le monde animal, végétal et minéral se mélanger en harmonie », raconte Eric Domb, fondateur du site en mai 1994. L'an dernier, 1, 2 million de visiteurs sont venus découvrir ce lieu en métamorphose permanente qui abrite 500 espèces d'animaux et la plus grande volière d'Europe. Dix millions ont été investis pour construire un temple typique du nord de la Chine, importer des lapis-lazulis de plusieurs quintaux ou encore piquer 4 000 plants de thé. « C'est une utopie de jardin extraordinaire qui rassemble tout ce dont je rêvais étant petit. Je n'ai pas terminé », explique cet ancien consultant en finance. De ses voyages dans 47 pays, pour l'instant, il a ramené par conteneurs entiers des pierres ou des arbres. Son jardin a été visité, dimanche, par le président chinois Xi Jinping, en visite officielle, en compagnie du roi des Belges. Une sorte de consécration. G. D.