Ne pas laisser les enfants de SDF au coin

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Après les grands, place aux petits. A la veille de la rentrée scolaire, la ville de Lille s'inquiète de la situation des enfants de sans-abri. « Ils ont le droit d'aller à l'école. Et, nous organisons une réponse à leurs besoins spécifiques », note Ariane Capon, élue (PS) en charge des écoles à Lille. Car la soixantaine de gamins concernés ne sont pas des élèves comme les autres. « On doit être capable de fournir un lit à ceux qui n'ont pas fermé l'oeil de la nuit et un petit déj à ceux qui ont le ventre vide », poursuit l'élue. Actuellement répartis dans cinq écoles lilloises, ces petits trouveront, dès lundi, des tickets de métro dans leurs cartables. L'objectif ? Permettre aux parents de les accompagner, quel que soit le lieu où ils ont dormi.

Du côté de l'inspection académique du Nord, la mobilisation est aussi de rigueur. Une classe de coordination aidée des psychologues devrait voir le jour afin de faciliter la prise en charge globale des enfants. « On ne peut pas réfléchir à l'hébergement d'un côté et à l'école de l'autre, réclame Bernard Roman, député (PS). Je n'accepte pas de voir des gamins tomber d'inanition à la récré parce qu'ils n'ont rien mangé la veille. »

Vincent Vantighem

Dans le quartier Moulins, la délégation de la Croix-Rouge participe aussi à la prise en charge des enfants en situation précaire. Outre du soutien scolaire, elle leur offre un goûter les lundis et jeudis.