Ainsi vont les Breton

Gaëtane Deljurie

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«Quand des gens font le déplacement pour venir t'écouter, la moindre des choses c'est d'y mettre ton histoire et ton âme», résume Roman Rappak, leader du groupe électro-rock Breton (en référence à l'écrivain surréaliste). Pour son premier concert à Lille, le phénomène londonien ne fera pas les choses à moitié. Le groupe a notamment créé un court métrage pour chaque morceau.

Mélange des genres


«Nous voulons offrir au public français une tournée en 3D avec des visuels et des sons», résume le leader pour qui, à l'heure de YouTube et Vimeo, la sensation physique d'un concert prend une tout autre dimension «Notre objectif, c'est d'inviter l'art sur scène».

Dès ses débuts en 2012, le groupe s'est fait remarquer pour son naturel touche-à-tout. Toujours à la recherche d'expérimentations, ils ont enregistré leur troisième album, War Room Stories, dans un ancien studio de radio abandonné de Berlin. Où ils ont joué avec la musique du lieu, en samplant par exemple des sons d'insectes ou des bruits de conversations. Le concert promet d'être surréaliste.

■ Info concert

Fireworks Festival avec Breton, Of Montréal, Au revoir Simone, The Range et Rocky le vendredi 21 février à 19 h à La Condition Publique, au 14, pl. Faidherbe à Roubaix. Entrée : 21,80 €.