«Ma succession au Losc n'est pas une obsession»

MICHEL SEYDOUX Le président lillois fait le point sur la situation de son club...

Propos recueillis par François Launay

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M.Libert/20 Minutes

La défaite dimanche face à Reims (1-2) n'a pas altéré l'enthousiasme de Michel Seydoux. A l'occasion des vœux à la presse ce mercredi, le président du Losc a passé en revue les différents sujets qui concernent son club en 2014.

►Retrouver l'Europe est-il l'objectif du club pour 2014?

Aujourd'hui, le club est taillé pour jouer l'Europe tous les ans. L'objectif reste donc d'être européen. Il y a deux coupes : la Ligue des champions et la Ligue Europa. Nous, on veut l'Europe et on prendra ce qu'on nous offrira.

► Allez-vous vous renforcer cet hiver?

On prend en compte les événements exceptionnels comme la blessure de Franck Béria (absent deux mois). Sans ça, le mercato aurait été plat. On travaille et si une opportunité arrive, on le fera. La porte n'est pas fermée. Il faut savoir infléchir sa position.

► Malgré ses résultats, Lille continue d'avoir des problèmes financiers…

C'est un problème qui ne concerne pas que le Losc, mais bien tout le football français. On est le foot le plus taxé d'Europe et on ajoute à ça une taxe (celle à 75%) qui va nous coûter encore plus d'argent. Si on n'a pas un émirat derrière soi, cela devient de plus en plus compliqué de gérer un club.

► On pensait pourtant que le Losc allait régler ses problèmes d'argent avec le nouveau stade...

On est passé d'un stade qui coûtait peu, mais sans beaucoup de confort, à un stade très moderne, mais qui nous coûte cher. Un nouveau stade n'est pas la panacée, c'est une solution d'avenir. Il faut du temps pour adapter un stade. Ce n'est pas un pactole financier immédiat comme on le pensait.

► Votre souhait en 2014 est-il de vendre le Losc?

Ce n'est pas une obsession. Je prendrai le temps qu'il faut. Ma succession se fera quand j'aurai trouvé quelqu'un avec lequel le Losc pourra continuer à grandir.

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