La démographie régionale stagne

STATISTIQUES A la veille d'un nouveau recensement, l'Insee dévoile l'évolution de la population...

Gilles Durand

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INSEE

Au 1er janvier 2011, le Nord-Pas-de-Calais comptait 4,042 millions d'habitants. L'Institut national de la statistique (Insee) dévoilait, mardi, l'évolution démographique de la région ces dernières années. D'où il ressort qu'on y fait plus de bébés qu'ailleurs, mais qu'arrivés à l'âge adulte, ils ont tendance à quitter le territoire. Résultat, une population qui reste à l'équilibre.

La relation démographie/économie. «La carte des suppressions d'emploi correspond à peu près aux zones de pertes d'habitants, car l'économie de proximité en pâtit aussi», constate Arnaud Degorre, de l'Insee. Mais le lien n'est pas aussi flagrant: le Languedoc-Roussillon, qui fait figure de champion de la démographie, est aussi la région la plus touchée par le chômage avec le Nord-Pas-de-Calais.

Le cas de Lille. Avec 1,16 million d'habitants, l'aire urbaine lilloise est, depuis trente ans, la seule avec Rouen dont la croissance démographique (0,3% par an) se situe en dessous de la moyenne nationale. En revanche, la ville de Lille, sujette à de grandes modifications de son parc immobilier, affiche une progression de 0,13% l'an entre 2006 et 2011. Villeneuve-d'Ascq (+0,5%) et Marcq-en-Barœul (+0,33%) sont les grandes villes qui attirent le plus. Au contraire de Roubaix (-0,78%) et Wattrelos (-0,62% ).

La périurbanisation s'accentue. Mis à part Lille, les pôles urbains régionaux connaissent une décroissance de leur population, contrairement aux communes qui les entourent. Ces espaces périurbains qui représentent 20% de la population sont devenus plus attractifs. D'où l'adaptation des collectivités locales dans l'aménagement urbain ou la desserte en transports collectifs.

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■ Les agglomérations qui se dépeuplent

Parmi les six aires urbaines françaises les plus déficitaires entre 2006 et 2011, on en trouve quatre dans la région. Maubeuge (-1% par an) et Dunkerque (-0,76%) sont les deux agglomérations françaises qui ont perdu le plus d'habitants. Le pôle urbain de Douai-Lens, malgré l'afflux de métropolitains lillois, reste en baisse sur les trente dernières années. Idem pour celui de Valenciennes, même si la ville a récemment inversé la tendance.