La 2e vie du canal Seine-Nord

TRANSPORTS La mission confiée à Rémi Pauvros a abaissé la facture de 7 à 4,5 milliards d'euros...

Olivier Aballain

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AFP

Sur le canal Seine-Nord jusqu'à présent, seule la facture se creusait. Mais la mission de «reconfiguration» de celui-ci, confiée à Rémi Pauvros, a réussi à inverser la tendance. Selon le rapport présenté mercredi par le député-maire de Maubeuge, le coût serait ramené de 7 milliards d'euros (dont 4 à charge de l'Etat) à 4,5 milliards (dont 1 à la charge de l'Etat). Explications.

► Abandon du PPP. Le simple fait de ne plus demander aux constructeurs du canal d'avancer eux-mêmes les fonds pour la construction permettrait d'économiser 2 milliards d'euros. «Aujourd'hui, la banque européenne d'investissement est prête à avancer les fonds dont nous avons besoin (700 millions d'euros), à un taux bien plus attractif», explique Rémi Pauvros.

► Dialogue avec Le Havre. Les ports du Havre et de Rouen freinaient des quatre fers, craignant de voir les géants Zeebrugge et Rotterdam capter leur clientèle parisienne. Rémi Pauvros propose d'améliorer l'interconnexion avec la Seine pour que le canal s'intègre au projet des ports de Paris (Haropa).

► Modestie. Une écluse en moins, une autre abaissée, 8 km de canal existants réemployés: environ 550 millions d'euros ont été gagnés en redimensionnant le projet, qui reste à grand gabarit, tout en collant plus chichement au standard européen (Vb).

► Mobilisation. Les conseils généraux (500 millions) et régionaux (500 millions) concernés par le projet se sont engagés financièrement.

► Participation de l'Europe. L'association des collectivités locales et la réorientation du canal vers une logique d'usage (on développe les plateformes en fonction des besoins) devraient permettre d'attirer 40% de financement européen, soit 1,8 milliard environ.

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