Le jeu pour soulager la douleur chez les enfants

SANTE Le CHRU de Lille forme son personnel à l'hypno-analgésie...

Gilles Durand

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Cette technique nécessite la présence de deux soignants : un pour prodiguer les soins, l'autre pour faire diversion.
Cette technique nécessite la présence de deux soignants : un pour prodiguer les soins, l'autre pour faire diversion. — Véronique Vedrenne/FondationAPICIL

Trouver les mots pour soulager les maux. Depuis le début d'année, 24 agents du pôle Enfants du centre hospitalier de Lille ont été formés aux techniques de distraction et d'hypno-analgésie. «On sait que la douleur est une sensation qui a aussi une dimension émotionnelle. Il s'agit d'empêcher l'enfant de focaliser sur le soin et de porter son attention sur autre chose», explique Justine Avez-Couturier, pédiatre et animatrice d'un groupe douleur.

Trouver le centre d'intérêt

Le point de départ, c'est le centre d'intérêt de l'enfant. «Il peut s'agir de jeux, de contes ou d'images», glisse Justine Avez-Couturier. «Je me souviens d'un enfant hyperactif qu'on a emmené en fiction dans une forêt à l'aide d'un dinosaure», raconte une aide-soignante. Ce genre de technique nécessite la présence de deux soignants: un pour prodiguer les soins, l'autre pour faire diversion.

Sur les 400 agents du pôle Enfant, «certains sont encore réticents à ces méthodes», avoue Justine Avez-Couturier, même si les résultats d'une évaluation maison sur une centaine d'enfants semblent montrer une efficacité: aucune observation de douleur pour 60% des cas et 72% des parents satisfaits. «Désormais, on ne sent plus uniquement maltraitant vis-à-vis des enfants», témoigne une infirmière.

Dans le domaine technologique, le CHRU innove aussi en matière de mesure de la douleur. Depuis trois ans, le service de néonatalogie expérimente avec la société lilloise MetroDoloris un appareil qui évalue la souffrance fœtale et des nouveau-nés.

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