Vent debout contre deux éoliennes belges

POLÉMIQUE ne habitante d’Halluin estime les nuisances «insupportables»...

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M.Libert/20 Minutes

Elle n’en démord pas: les éoliennes lui pourrissent l’existence. Une habitante d’Halluin, Valérie Losfeld, continue à jouer les Don Quichotte, bien décidée à faire démolir les deux qui ont été installées en janvier, à moins de 500m de chez elle, mais sur le territoire belge. «J’ai repris espoir depuis la condamnation, début octobre, d’une filiale de GDF Suez contrainte à démonter des éoliennes dans le Pas-de-Calais», souligne Valérie Losfeld

Un projet désapprouvé côté français

La riveraine estime «insupportables» les nuisances occasionnées. «Impossible dormir la nuit avec le bruit, s’insurge-t-elle. Chez une voisine, selon l’orientation des pales, une fois c’est le téléphone, une autre, c’est la télévision qui ne marche plus.» Elle compte aller «jusqu’au tribunal s’il le faut», pour avoir gain de cause. Pour l’instant, ses courriers au bourgmestre de Menin et au ministère français de la Santé sont restés lettres mortes.

Bien avant l’installation, le maire d’Halluin avait, pourtant, désapprouvé le projet. Mais visiblement, sa voisine flamande n’en avait pas tenu compte. Nous avons tenté, en vain, de contacter la mairie de Menin, qui a choisi désormais de ne s’exprimer qu’en flamand. Le préfet du Nord avait émis un avis défavorable en 2010 car les éoliennes étaient localisées à moins de 500 m d’habitations situées à Halluin. La réglementation belge fixe la distance à 250 m. «A l’heure où on nous parle d’Eurométropole, c’est un comble», glisse Valérie Losfeld.

• Condamnation

La compagnie du Vent, filiale de GDF, à a été condamnée, le 17 septembre, par la justice, à démonter dix éoliennes installées près de Saint-Pol-sur-Ternoise. Le jugement est en appel.