Le chant du cygne pour Sanchez ?

FOOTBALL L'entraîneur de Valenciennes joue son poste samedi à domicile face à Reims...

François Launay

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Le coach nordiste sait que son avenir à la tête du VA ne tient plus qu'à un fil.
Le coach nordiste sait que son avenir à la tête du VA ne tient plus qu'à un fil. — M.Libert / 20 Minutes

«L'odeur du sang vous intéresse.» Quand il était menacé en équipe de France il y a quelques années, Raymond Domenech avait eu un jour cette phrase à l'intention de la presse. Moins provoc et plus policé que l'ancien sélectionneur des Bleus, Daniel Sanchez, le coach valenciennois, n'a pas balancé ce genre de tirades. Mais nul doute qu'il n'en pensait pas moins à la vue de l'affluence inhabituelle jeudi au centre d'entraînement du VAFC.

« Je ne suis pas naïf »

A la tête d'une équipe dernière de Ligue 1 qui reste sur sept défaites d'affilée, le technicien nordiste n'est pas dupe. Si son équipe ne s'impose pas samedi à domicile face à Reims, il devra sans doute faire ses valises. Même si officiellement, aucun ultimatum ne lui a encore été fixé par ses dirigeants. «On parle tous les jours avec le président et je n'ai jamais entendu parler de ça. Mais je ne suis pas naïf. A partir du moment où vous êtes relégable, vous êtes menacé. Maintenant, tout peut se passer», reconnaît Sanchez. Surtout que ses possibles successeurs n'ont pas attendu un éventuel limogeage pour proposer leurs services. C'est donc dans ce drôle de contexte, ajouté à la fronde des supporters qui se prépare, que le coach valenciennois, au club depuis juin 2011, doit préparer la réception de Reims ce samedi. «C'est vrai, c'est pesant. Mais je fais abstraction de ce contexte pour préparer au mieux ce match. J'ai confiance en mes joueurs et je pense que j'ai leur confiance. Je n'ai pas le sentiment qu'ils m'ont lâché. Je ne pense pas avoir affaire à des gens fourbes», poursuit l'entraîneur nordiste. Même si, quand on pose la question aux principaux intéressés, le soutien n'est pas non plus clamé haut et fort. «On est prêt à en découdre avec Reims et les questions sur l'entraîneur ne nous concernent pas. On ne se pose pas la question d'un changement de coach puisqu'on va gagner. Ce serait bizarre de gagner et de changer de coach», assure Nicolas Penneteau, le capitaine du VAFC. Réponse samedi vers 22h.