Semaine décisive pour Sanchez

FOOTBALL L'entraîneur du VAFC pourrait bien être menacé si son club continue de s'enfoncer...

François Launay

— 

Daniel Sanchez, arrivé à Valenciennes en juin 2011, semble sur la sellette.
Daniel Sanchez, arrivé à Valenciennes en juin 2011, semble sur la sellette. — M;Libert / 20 Minutes

La gueule de bois est déjà bien sévère et elle n'est peut-être pas encore finie. Etrillé dimanche à Nice (4-0), le VAFC titube sérieusement en Ligue 1. Cinq défaites d'affilée, onze buts encaissés et une avant-dernière place au classement, le tableau est noir en ce début de saison. Pire, il pourrait encore s'assombrir cette semaine car mercredi le VAFC reçoit le PSG, invaincu en Ligue 1 depuis six mois avant de se rendre samedi à Sochaux pour un vrai match de la peur. Deux matchs sans doute décisifs pour l'avenir de Daniel Sanchez à la tête du club. Arrivé à VA en juin 2011, le coach nordiste n'a jamais semblé aussi menacé. Et il en est bien conscient. «Ça fait quarante ans que je suis en CDD dans le football et je connais les règles de ce milieu. Par définition, quand on est relégable, on est menacé. Je ne suis pas né hier. Mais vous croyez que ça va m'empêcher de dormir? Non, je ne pense pas à ça, je pense juste qu'on doit se bouger face au PSG car notre situation est délicate», lâche le technicien nordiste sous contrat jusqu'en juin 2014. Si Sanchez n'est pas dupe, son cas n'est pas encore réglé.

«Tout n'est pas à mettre sur son dos»

Interrogé sur le sujet, Jean-Raymond Legrand, le président du club, préfère éviter les phrases toutes faites. «Daniel n'est pas menacé et je ne cherche pas à le remplacer aujourd'hui. Je ne vais pas dire que je garde confiance en lui car à chaque fois qu'un président dit ça, il renvoie son coach la semaine suivante. Tout n'est pas à mettre sur son dos. Il y a aussi des choses à dire sur les joueurs», estime un dirigeant «soucieux» de la situation. Si Legrand soutient (pour l'instant) son coach, qu'en est-il des joueurs? Officiellement, à entendre l'attaquant Mathieu Dossevi, «son message passe toujours». Officieusement, la situation est plus complexe. A Nice, certains joueurs marchaient pendant le match. Un problème d'«état d'esprit» que Sanchez a pointé du doigt. Reste à savoir si ce souci est passager ou annonce une fracture plus profonde. Réponse cette semaine.

■ Série noire

Depuis son retour dans l'élite en 2006, le VAFC n'avait jamais aussi mal débuté une saison après six journées. Sa série de cinq défaites d'affilée est sa pire en Ligue 1 depuis la saison 2008-2009.