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Lille

Le stade adopté avec des réserves

Vendredi, la communauté urbaine de Lille (LMCU) a adopté, à 78,92 %, le principe du partenariat public-privé (PPP) comme financement d'un stade...

Le stade a tremblé mais n'a pas sombré. Vendredi, la communauté urbaine de Lille (LMCU) a adopté, à 78,92 %, le principe du partenariat public-privé (PPP) comme financement d'un stade multifonctionnel de 50 000 places pour le Losc. « Les lignes ont bougé. Mais peut-être pas suffisamment », a regretté Eric Quiquet, chef de file des Verts. Plus que l'enceinte elle-même, c'est son financement qui a fait grincer les dents de 20 % des élus métropolitains. Henri Ségard, chef de file MPC, a suivi la majorité tout en appelant ses collègues à la réserve : « Si dans un an, on s'aperçoit que la participation du public dépasse 10 millions d'euros par an, mon groupe ne suivra plus. » Des réticences mal vécues par le Losc et son président délégué Xavier Thuilot : « On court après une chimère. Un stade public avec des mécènes privés, c'est impossible. » Car l'évolution de la part du privé est inversement proportionnelle à celle du public. Pierre Mauroy a joué l'apaisement : « Si le dialogue compétitif se révèle infructueux, vous pourrez faire marche arrière dans un an. » « Qui aura alors le courage de dire non ? », s'est interrogé Rudy Elegeest (APM). D'autant que les échéances électorales en communauté urbaine se profileront...

Vincent Vantighem et Antoine Maes

Le vote de la convention fixant le loyer versé par le Losc à LMCU a été reporté. Elle l'établissait à un million d'euros par an, plus 20 % des recettes guichets.