Les Stora Enso «lost in translation» à Bruxelles

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 Une délégation de salariés menacés de licenciement de l’usine Stora Enso, à Corbehem, a interpellé
le gouvernement finlandais, hier à Bruxelles, pour qu’il influe sur la reprise des négociations avec le papetier,
dont il est un des actionnaires. Pendant que près de
trois cents salariés manifestaient devant le
bâtiment où était réuni leConseil de l’UE, une délégation accompagnée d’élus locaux a tenté de faire comprendre son projet de reprise de l’usine au secrétaire d’Etat finlandais à l’Economie, Pertti Rauhio. Mais celui-ci, qui visiblement ne comprenait pas bien le français, s’est contenté de leur
répondre«qu’il n’avait pas de mandat ». «Mais qu’est-ce que je dis aux trois cents personnes qui attendent
dehors ?C’est ça l’Europe ? », a tempêté un syndicaliste. Les délégués ont alors refusé
de partir, obligeant un porte-parole finlandais
maîtrisant mieux le français à venir au secours
de son ministre. Finalement, celui-ci a accepté de transmettre le dossier à son collègue de l’Industrie et a promis aux salariés de les tenir informés prochainement.

(AFP)