Didier Demazière : «Le bénévolat aide à retrouver un travail»

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Didier Demazière, sociologue, animateur auprès des associations de chômeurs du Fonds régional d'innovation sociale (Fris).

Le Fris fête ses dix ans cette année. A quoi a-t-il servi ?

Le chômeur est actif même s'il n'a pas d'emploi. Nous avons réussi à faire travailler les demandeurs d'emploi ensemble autour de projets qui les concernent tous, grâce à un financement du conseil régional de 150 000 e par an. D'autres activités sont en préparation.

Quels projets ont vu le jour, concrètement ?

Il y a eu la mise en place des guides locaux « J'y suis, j'en sors », qui informent au-delà de la recherche d'emploi. Autre exemple, la réduction de 75 % des tarifs du TER pour les chômeurs, directement issue de leurs travaux.

Vous quittez l'animation du Fris. Avez-vous un regret ?

Oui, celui de n'avoir pas vu les autres collectivités se joindre au dispositif. Mairies, départements et même syndicats sont restés très en dehors. Le travail bénévole des chômeurs est une contradiction, et pourtant ça les aide à retrouver un travail.

Recueilli par Olivier Aballain