Un plan pour dégripper la machine à recruter

EMPLOI Le secteur de la mécanique devrait embaucher dans la région...

Gilles Durand

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L'entreprise Droulet Industrie, à Roubaix, fabrique des pièces pour robinetterie dans le nucléaire et la pétrochimie.
L'entreprise Droulet Industrie, à Roubaix, fabrique des pièces pour robinetterie dans le nucléaire et la pétrochimie. — M.Libert/20 Minutes

Recherche ouvrier qualifié presque désespérément. Depuis deux semaines, le secteur industriel de la mécanique a lancé une campagne de communication pour recruter dans les cinq ans à venir 40.000 personnes, afin de compenser les départs en retraite. Dans la région, la mécanique pèse 20% des emplois industriels, mais reste très méconnue au sein du grand public. «On pense automobile, mais le domaine est plus large, de la construction de montures de lunettes aux centrales nucléaires», note Michel Athimon, directeur de la Fédération des industries mécaniques (FIM). Chez Maxei group, par exemple, le site d'Arras va devoir renouveler une dizaine de salariés dans les trois ou quatre ans, soit un quart de son effectif de production. Or, le recrutement pose problème. «On ressent une inadéquation entre la formation et les besoins réels des entreprises», dénonce la FIM. L'an dernier, le défaut de main-d'œuvre a conduit à faire appel à l'intérim pour un quart des entreprises régionales interrogées. «Les conséquences sont graves: 21% des entreprises estiment avoir perdu un marché faute de personnel qualifié», ajoute la FIM. Chez Droulet, à Roubaix, on cherche des solutions. «Nous avons fait le pari d'adapter notre organisation pour attirer des jeunes. Ils ne sont pas de simples exécutants. Ils mettent aussi la main à la programmation informatique des machines. La formation est plus longue, mais l'intérêt du travail est accru», glisse Antoine Roucoules, directeur du site.