Saint-Amand prête pour les «Top à la vachette!»

INTERVILLES La ville prépare le remake de la finale de 1962 contre Dax...

Gilles Durand

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M.LIBERT/20 MINUTES

Tout le monde sur le pont. Les quarante participants de l'émmission «Intervilles», diffusée en direct, samedi soir, sur France 2, s'entraînaient pour la dernière fois, mardi soir, à Saint-Amand. L'équipe doit prendre la route, ce jeudi matin, pour Dax (Landes), dans ce remake de la première finale du jeu télévisé, en 1962. «Nous avions perdu, mais nous comptons bien prendre notre revanche», assure Léon Desmenez, directeur des Sports de la ville et qui bénéficie d'un budget de 50.000€ pour mener ses troupes vers la victoire. Rien n'est laissé au hasard. La ville a fait construire une replique du fameux mur des champions, épreuve de force finale. Chronomètre en main, Léon Desmenez doit choisir ses trois champions. «C'est violent. On se brûle les genoux», glisse Djamel, un des concurrents. Depuis un mois, tout le monde se retrouve une fois par semaine pour des petits jeux en commun: piscine, course d'orientation, handball... «Il s'agit surtout de créer une cohésion d'équipe», note Léon Desmenez.

«La production adore quand il y a des contestations»

Clara Moraïs, capitaine de Saint-Amand, qui a déjà participé à trois Intervilles, est sur la même longueur d'onde. «On veut gagner, mais on va là-bas aussi pour l'ambiance extraordinaire», avoue-t-elle. Il lui faudra néanmoins se faire entendre devant les caméras. «La production adore quand il y a de la contestation, alors on va jouer le jeu», glisse-t-elle. Dernières consignes avant le départ de Léon Desmenez: «Prenez votre carte vital! On ne sait jamais, en cas d'accident».

• Un livre retrace les cinquante ans de l’émission

«Intervilles» et Saint-Amand-les- Eaux, c’est une vieille histoire. En témoigne le livre, Génération Intervilles*, paru l’an dernier à l’occasion des cinquante ans de l’émission. Son auteur, Sylvie Hamez, originaire de Douai, a pu piocher dans les archives personnelles de Guy Lux, inventeur et producteur du jeu. Elle raconte notamment les péripéties de la première finale. «Dans l’épreuve du bras de fer, le concurrent de Saint-Amand avait l’avant-bras beaucoup plus court que celui de Dax. Ça a provoqué des palabres à n’en plus finir», note Sylvie Hamez. A l’issue de la rencontre, un participant rendu célèbre par l’épreuve des vachettes, a traversé la France à pied, de Dax à Saint-Amand, avec une vache baptisée Marguerite. «Il est devenu Riri de Dax, une star nationale», souligne l’auteure. On trouve aussi dans ce livre la lettre écrite, en 1962, par le maire d’Armentières au président de l’ORTF, organisme dirigeant la télévision à l’époque, pour se plaindre de l’arbitrage et des tricheries. «Quand une ville perdait, le maire pouvait perdre les élections», assure Sylvie Hamez.

* 15 €, Agenda du sport éditions.