Les footeuses entrent tout doucement dans les plans

FOOTBALL Lille, Valenciennes et Lens n’ont pas d’équipe féminine...

Joseph Delouvrié

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M.LIBERT/20 MINUTES

Les Bleues ont fait vibrer le stade du Hainaut, samedi, à Valenciennes, avec leur football total. Mais ce n’est pas près de recommencer. Si le foot s’est féminisé, les clubs pros de la région semblent en effet à la traîne. Encore plus comparés à Paris, Montpellier et surtout Lyon, qui brille en Europe. Il n’y aurait pourtant pas grand-chose à faire pour changer la donne selon le sélectionneur français. «Il y a de bonnes joueuses dans la région, mais pas de club qui prend les choses en main. Pour être compétitif, il faut 3 millions d’euros, soit environ deux ou trois pros qui ne jouent pas et restent dans le loft», lâchait Bruno Bini il y a quelques jours dans le Nord.

Parrainages pour tous

Pour l’heure, c’est surtout le «désir de la fédération», dixit Jean-Raymond Legrand, qui fait avancer les clubs. «On y réfléchit, mais ce n’est pas encore d’actualité. C’est long à mettre en place», glisse le président du VAFC. A l’étude, un partenariat avec une équipe locale déjà existante. Cette solution est déjà appliquée par Lens, partenaire d’Arras (D1) depuis janvier 2013. Les filles profitent des installations et compétences, le Racing, lui, se prépare en cas d’obligation fédérale. Un mariage de raison en attendant d’aller plus loin. «L’avenir ne passerait pas par une nouvelle équipe de Lens, mais une équipe commune», prévient Luc Dayan. Contacté dimanche à plusieurs reprises, le Losc n’a pas répondu à nos demandes. Difficile de savoir si la position de Michel Seydoux a changé. Dubitatif en 2012 dans France Football, il penchait alors pour le parrainage.

► Le « 6-2 » en force

Avec Arras, 9e de D1, et Hénin-Beaumont, champion de D2, le Pas-de-Calais aura deux clubs en élite l’an prochain. Les Nordistes de Gravelines et Templemars, elles, évolueront à l’échelon inférieur.