La nouvelle vie à Lille de Nicolas Escudé

TENNIS L'ancien joueur est depuis six mois chef de produit chez Artengo...

Fanny Destombes

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Nicolas Escudé vient régulièrement à Lille pour tester les raquettes.
Nicolas Escudé vient régulièrement à Lille pour tester les raquettes. — M. Libert / 20 Minutes

Détendu voire un tantinet potache, Nicolas Escudé tenterait bien d'envoyer une balle sur le caméraman chargé de faire les vidéos pédagogiques d'Artengo, la branche tennis d'Oxylane (Décathlon). À 37 ans et sans pression, l'ancien joueur de tennis, classé numéro 17 mondial en 2000, a signé en décembre dernier un contrat de «chef de produit». Désormais, il passe 3 à 4 mois dans l'année à Villeneuve d'Ascq pour concevoir les raquettes de la marque. Mais d'un rôle de consultant technique, le «Scud» a peu à peu glissé vers un rôle d'ambassadeur: «Sur les prochaines têtes de gondole, il y a des chances pour qu'on voie ma ganache! Ca fait partie du boulot». Car jusqu'ici, Artengo visait les joueurs débutants et réguliers. La tâche de Nicolas Escudé est de percer dans le haut et le très haut niveau. «Nous avons un objectif: qu'un joueur ou une joueuse du circuit gagne un tournoi du grand Chelem avec une raquette Artengo dans les dix ans à venir.»

C'est pourquoi il écume les tournois comme Monte-Carlo ou Roland-Garros pour faire connaître la marque et démarcher les joueurs.L'ancien pro vit en Haute-Savoie et n'a pas de lien particulier avec le Nord, à part «un gros tournoi quand j'étais minot à Marcq-en-Barœul. Ça date!» Pourtant, il n'est pas insensible à l'idée de voir une rencontre de Coupe Davis au Grand Stade un jour. «Je suis le dossier parce que j'ai des activités dans le Nord, parce qu'à la tête de l'équipe de France, c'est un pote à moi (Arnaud Clément) et parce que la Coupe Davis m'a fait acquérir le Graal suprême.» Comprendre, le titre, en 2001. Et si c'était avec lui dans le rôle de capitaine de Bleus? Sa porte ne serait pas fermée à cette idée, nous a-t-il glissé.