Espoirs et désespoirs

FOOTBALL Le nul du Losc contre Sochaux met un frein aux ambitions...

François Launay

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Le gardien lillois Steeve Elana à la lutte avec le nîmois None Seydou lors du match comptant pour les 32e de finale de la Coupe de France qui opposait Lille (L1) à Nîmes (L2) au Grand Stade le 5 janvier 2013.
Le gardien lillois Steeve Elana à la lutte avec le nîmois None Seydou lors du match comptant pour les 32e de finale de la Coupe de France qui opposait Lille (L1) à Nîmes (L2) au Grand Stade le 5 janvier 2013. — M.LIBERT/20 MINUTES

Ce sont dix minutes qui ont sans doute changé la face de l'histoire du Losc 2012-2013. En encaissant trois buts face à Sochaux alors qu'il menait tranquillement 3-0, le club nordiste a perdu plus que deux points sur sa pelouse du Grand Stade. A cause de ce scénario renversant, la Ligue des champions semble s'éloigner. Et l'avenir du Losc s'assombrit.

Les raisons de broyer du noir

Une deuxième place illusoire. La victoire de Marseille à Lorient (0-1) samedi a enlevé les ultimes espoirs lillois d'accrocher la deuxième place de L1. Distancé de sept points par l'OM à quatre journées de la fin, le Losc ne pourra pas, sauf miracle, finir deuxième. Une place synonyme de qualification directe en Ligue des champions, qui aurait pu permettre au club lillois de garder la plupart de ses meilleurs joueurs et d'améliorer ses finances (environ 30 M€).

La rigueur se prépare. Elle était déjà annoncée, elle devrait vite se confirmer. Au mieux, le Losc finira troisième de Ligue 1 avec deux tours préliminaires à jouer avant éventuellement de se qualifier en Ligue des champions. Difficile dans cette perspective de tirer des plans sur la comète et de prendre des risques financiers. Du coup, un grand ménage se prépare à l'intersaison pour assainir les finances. Chedjou, Kalou, Payet voire même Digne pourraient aller voir ailleurs.

Un mental touché. Il suffisait de voir les mines défaites des joueurs vendredi pour comprendre que ce nul «avait un goût de défaite», dixit Nolan Roux, l'attaquant lillois. Surtout, la sortie de Rudi Garcia à l'issue de la rencontre a marqué les esprits. «Anéanti» selon ses propres mots, le coach a parlé de faute professionnelle en pointant ses cadres du doigt: «Ils n'ont pas joué leur rôle.» Même si Garcia a depuis regretté son coaching, pas sûr que ces mots très durs soient remobilisateurs. Car les cadres ont aussi permis au Losc de revenir de nulle part depuis janvier, quand le Losc occupait alors une peu glorieuse onzième place au classement.

Les raisons d'y croire encore

Un week-end pas si pourri. Avec le nul entre Lyon et Saint-Etienne (1-1), le Losc a évité le pire. Un succès de l'OL les aurait mis à cinq points du podium. Là, les Nordistes restent à trois points. Un moindre mal, même si le succès de Nice face à Troyes remet les Azuréens dans la course au podium.

Un calendrier favorable. Avec des matchs face à Toulouse, Reims et Montpellier, le Losc est la mieux lotie des équipes en course pour la 3e place. Surtout, Lille jouera une finale pour le podium à domicile face à Saint-Etienne lors de la dernière journée.