«Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs»

BASKET Interview de Wilfried Duchemin, manager général du LMB...

Propos recueillis pas François Launay

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Le coach du Lille Métropole Basket Club (LMBC) Abdou N'Diaye parle à ses joueurs lors du match de Pro B contre Boulogne-sur-Mer.
Le coach du Lille Métropole Basket Club (LMBC) Abdou N'Diaye parle à ses joueurs lors du match de Pro B contre Boulogne-sur-Mer. — M.LIBERT/20MINUTES

Encore raté. Pour la troisième année d'affilée, le LMB ne participera pas aux play-offs de Pro B. Embêtant pour un club qui n'a jamais caché ses ambitions de haut niveau. Même si Wilfried Duchemin, directeur exécutif du club, préfère rester confiant pour l'avenir.

Cette saison est-elle un échec pour le LMB?

Pas forcément. Il ne faut pas oublier qu'en début de saison, on était reparti sur un nouveau cycle avec un nouveau staff sportif. Mais, c'est vrai qu'on est déçu et contrarié de ne pas atteindre l'objectif fixé, à savoir les play-offs. ça marque un temps d'arrêt dans le développement du club. Après, on ne finit pas loin grâce à notre bonne deuxième partie de saison. Mais la période de novembre-décembre, où on n'a pas gagné beaucoup de match, nous a fait très mal.

Surtout que depuis son accession en Pro B en 2010, Lille martèle qu'il vise la Pro A à court terme…

ça dépend ce qu'on appelle le court terme. Pour moi 5-6 ans, c'est du court terme. Il faut continuer à développer le club comme on l'a déjà fait au niveau marketing et communication. L'ambition est toujours là. Aujourd'hui, on structure le club avec notre centre de formation qui est en cours d'agrément. On aimerait arriver en Pro A avec une équipe issue en partie du sérail lillois. Et puis, il ne faut pas oublier que la partie professionnelle du club n'a que quatre ans d'existence. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.

Derrière le Losc, le LMR pousse en visant la montée en Pro D2, quelle est la place du LMB à Lille?

Déjà, on est le premier club de sport de salle collectif et masculin dans la métropole. Après, tout ce qui propose du divertissement sportif autour de nous fait concurrence. Mais il ne faut pas voir ça comme une fatalité. Au contraire, c'est une vraie source de motivation.

Il y a des clubs qui progressent et qui marchent bien. Alors, ne nous reposons pas sur nos lauriers et continuons à nous développer et à faire connaître leclub.